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Critique de film

  • Jour de la fin du monde (Le)

    Jour de la fin du monde (Le)

    L'entrepreneur Shelby Gilmore arrive sur une île du Pacifique pour y inaugurer un nouvel hôtel. Mais un volcan à l'autre bout de l'île inquiète les scientifiques qui l'examinent. Hank Anderson commence à partager leur appréhension, lorsque ses forages de pétrole tombent sur une poche de gaz sous une pression exceptionnellement élevée. Après une inspection profonde du volcan par Anderson et Bob Spangler, le jeune associé ambitieux de Gilmore, il n'y a plus de doute : le volcan peut entrer en éruption à tout moment et la lave engloutira tôt ou tard l'hôtel. Le temps presse alors pour évacuer les nombreux touristes qui viennent de s'y installer.

    Sortie : 07 mai 1980
    Durée : 109 minutes
    Réalisateur : James Goldstone
    Genre : Catastrophe

    Critique de Tootpadu 2 ★

    Le genre du film catastrophe était particulièrement mal-en-point à la fin des années 1970, la décennie qui avait pourtant vu ses sommets grâce au trio gagnant d'Airport, L'Aventure du Poseidon et La Tour infernale. Le producteur Irwin Allen, la force motrice derrière les désastres filmiques, répétait encore et encore la même formule, pendant que les avions de la franchise Airport s'écrasaient de plus en plus laborieusement. Bien que le fond ait été atteint avec L'Inévitable catastrophe, un navet à fuir à tout prix, cette réplique fatiguée constitue pas sans raison le chapitre final de l'épopée d'un genre qui allait végéter dans les crevasses des téléfilms interchangeables pendant quinze ans. Il est d'ailleurs étonnant de constater que le renouveau mesuré des films catastrophes au milieu des années 1990 s'est servi rapidement du décor volcanique à travers deux films sortis presque simultanément (Le Pic de Dante et Volcano).
    Les éruptions explosives et les flots de lave impitoyables ne constituent cependant pas une menace suffisamment mise en valeur pour inquiéter ni les rescapés, ni le spectateur. Après un démarrage long et bavard, précurseur des grands feuilletons de télé des années 1980 dans toute leur banalité, l'histoire reste en effet pauvre en scènes d'action. Si l'on exclue le passage du pont qui n'est en fin de compte qu'une version artificiellement allongée de l'escalade dans la tour en feu d'alors, les moments de frayeur et de destruction démesurée font des apparitions éclair sans le moindre impact. Seul leur aspect bon marché intrigue ainsi dans l'inondation du village par une vague immense ou l'anéantissement de l'hôtel. Mais ces bribes désastreuses ne suffisent évidemment pas pour nous tenir ne serait-ce qu'un tout petit peu en haleine. En toute logique, la carence d'action se solde par un taux de survie anormalement élevé pour ce genre d'entreprise sadique. D'où une frustration supplémentaire dans ce film à l'histoire ennuyeuse, à la mise en scène tout juste respectable, et à l'interprétation détachée avec un dégoût à peine dissimulé, surtout de la part de Paul Newman.
    Les protagonistes d'Airport (Jacqueline Bisset), du Poseidon (Ernest Borgnine, Red Buttons) et de La Tour infernale (Newman, William Holden) se sont donné une dernière fois rendez-vous pour traire la vache à lait créée par Irwin Allen. Vu le résultat, ils auraient mieux fait de rester chez eux !

    Revu le 23 juin 2006, à la Cinémathèque Française, Salle Georges Franju, en VO

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