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Critique de film

  • Une place au soleil

    Une place au soleil

    Le jeune George Eastman prend au mot la proposition de son oncle Charles, un riche industriel, de lui trouver un travail dans son usine de maillots de bains. Malgré l'interdiction expresse de s'engager avec ses collègues féminines, George sympathise avec Alice Tripp, une fille simple venue de la campagne. Lorsqu'Alice lui annonce qu'elle est enceinte de lui, George voit son avenir au sein de l'entreprise en danger. En plus, il vient de rencontrer Angela Vickers, riche et belle. L'embarras d'un enfant illégitime ou d'une femme d'origine modeste lui barrerait la route de ses ambitions sociales.

    Sortie : 11 octobre 1951
    Durée : 122 minutes
    Réalisateur : George Stevens
    Genre : Mélodrame

    Critique de Tootpadu 2.5 ★

    Aux Etats-Unis, un véritable culte est voué au réalisateur George Stevens, qui est considéré par beaucoup de ses confrères, du passé et du présent, comme un des cinéastes les plus influents de l'histoire du cinéma. Nous ne partageons pas du tout cet avis et même si l'envergure de certains de ses films, comme Géant, et la précision de son travail dans des comédies, comme La Femme de l'année, peuvent impressionner, la plupart de ses films sont largement surestimés. Parmi ceux-ci figure cette adaptation d'un roman de Theodore Dreiser, qui incorpore tous les passages obligés du mélodrame, sans en tirer plus qu'une impression passablement poussiéreuse.
    Les interprétations pleines de vigueur juvénile de Montgomery Clift, Elizabeth Taylor et Shelley Winters s'épuisent ainsi, au fur et à mesure que le récit progresse de plus en plus laborieusement d'une étape à l'autre. Le scénario fonctionne en mouvements clairement séparés (l'arrivée, l'affaire avec Alice, l'affaire avec Angela, l'accident, le procès), qui donnent l'impression déplaisante que l'histoire redémarre toutes les demi-heures. Cette répartition en actes arbitraires coupe le moindre souffle épique, qui aurait pu porter la narration au-dessus des revirements successifs. Chaque nouvelle péripétie relève du mélodrame le plus conventionnel possible, pour le meilleur et le pire.
    Car temporairement, nous étions prêts à suivre Stevens dans ce drame du rêve américain brisé. Seulement, son style statique et distancié nous garde émotionnellement à l'écart des peines du protagoniste. Les interminables fondus enchaînés et l'emploi récurrent de bruits d'animaux pour insister lourdement sur le rapport symbolique entre les différents fils de l'histoire, finissent par nous rendre le style encombrant de George Stevens antipathique.

    Revu le 1er octobre 2007, en DVD, en VO

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