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Un château en Espagne

  • Un château en Espagne
    Maxime et Esteban sont inséparables, voisins depuis leur naissance. Tel des frères, ils font les 400 coups ensemble et Maxime a trouvé dans la famille espagnole de son ami un substitut pour sa propre vie de famille, dysfonctionnelle depuis la mort de son père il y a longtemps. En conséquence, Maxime est pétrifié lorsqu'il apprend par hasard qu'Esteban devra suivre sa famille en Espagne à la fin de l'année scolaire, pour une opportunité professionnelle qui s'y présente à son père. Pendant les quelques semaines qui restent jusqu'à l'été, les deux amis useront de tous les subterfuges pour éviter cette séparation inéluctable.

Critique de tootpadu

  • Bonne humeur assurée avec cette comédie estivale, qui réchauffera les coeurs gelés du public français, lors de sa sortie pendant les vacances d'hiver ! Après un premier film pas sans mérite (Rire & châtiment), qui permettait surtout au talent comique de José Garcia de s'épanouir, Isabelle Doval séduit une fois de plus par une direction d'acteur remarquable, qu fait assez vite oublier les lacunes initiales de son deuxième long-métrage.
    L'exposition n'est en effet pas dépourvue de quelques maladresses formelles, qui paraissent prédisposer le film à une médiocrité plaisante. L'emploi trop régulier d'une musique envahissante, jusqu'à noyer les répliques, et une photographie digne d'un téléfilm ont ainsi rendu notre adhésion plutôt laborieuse au début.
    Mais le jeu d'Anne Brochet, toujours aussi formidable, dont le personnage d'une mère presque indigne prend plus d'importance dans la deuxième partie du film, et le gain en assurance des deux jeunes acteurs au même moment ont fini par nous subjuguer amplement. Il est en effet dommage de ne pas voir cette actrice française magnifique plus souvent sur nos écrans de cinéma, tellement elle habite ses rôles avec une intensité et un naturel irrésistibles. Le jeu de Martin Jobert, une boule d'énergie et de charme communicative, et de Jean Senejoux, plus intériorisé mais tout aussi intense, n'est pas en reste pour faire de ce Château en Espagne une affaire fortement sympathique.
    Enfin, Isabelle Doval sait clore son film sur une note mélancolique particulièrement touchante. Au lieu de poursuivre jusqu'au bout dans la thématique de l'ascension artistique à la Billy Elliot, elle opère une rupture aussi brusque que belle, qui recentre le film sur son sujet principal : la nature à la fois vitale et passagère des amitiés d'enfance.

    Vu le 6 décembre 2007, au Club Marbeuf

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