August Rush
Réalisé par Kirsten Sheridan (2008)
| Durée | 114 minutes |
| Sortie | 19/03/2008 |
| Note | 8/10 |
Abandonné à sa naissance par ses parents, le jeune Evan est convaincu d'avoir gardé un lien avec eux à travers la musique. Où qu'il aille, il entend en effet des mélodies, qui lui donnent la certitude qu'il retrouvera un jour son père et sa mère. Pour l'instant, il est cependant enfermé dans un foyer pour garçons, dans lequel ses aspirations mélomanes ne trouvent guère un écho favorable. Evan s'enfuit alors à New York, où il compte sur l'aide de Richard Jeffries, un employé des services sociaux. Par malchance, Evan loupe son rendez-vous et il est alors recueilli par Wizard, un adulte calculateur, qui s'aperçoit rapidement du don musical hors normes de sa nouvelle recrue. Sous le nom d'August Rush, Evan entame sa carrière de musicien de rue, sans toutefois oublier le but de sa quête : retrouver ses parents à travers la musique.
Les critiques
Par Mulder 24/03/2008
Les numéros musicaux de ce film sont parmi les plus beaux que nous ayons pu voir sur nos grands écrans. La dernière scène se passant à Central Park, à New York, est d’une force musicale bouleversante et vous fera, comme moi, pleurer de joie par ces retrouvailles d’une famille séparée par la destinée et réunie par la musique.
Tout simplement une vraie réussite.
Vu le 21 mars 2008, au Gaumont Disney Village, Salle 14, en VF
Par Tootpadu 13/02/2008
Et pourtant, - remarquez que cette réserve est entièrement subjective - la simple force musicale du film lui permet de passer outre, peu ou prou, de ses lacunes scénaristiques flagrantes. La seule idée valable de l'histoire, que la musique se laisse trouver à chaque instant et dans n'importe qui, est largement employée pour étayer l'entêtement du garçon. Tandis que le déroulement narratif suit aveuglement cette obstination, les quelques numéros musicaux qu'elle produit sont particulièrement entraînants. La réalisatrice les réunit plus d'une fois dans un amalgame cacophonique, mais pour la plupart les chansons, y compris "Raise it up" nommée aux Oscars, remplissent parfaitement leur rôle de catalyseur émotionnel.
Le dévouement des comédiens, qui paraissent croire dur comme fer en ces balivernes dont est constitué essentiellement le scénario, mais sans en faire trop, à l'exception d'un Robin Williams toujours aussi peu supportable dans un rôle aux forts accents de Fagin, finit par adoucir notre réaction incrédule, face aux revirements tellement risibles. August Rush, faute d'être un bon film, se classe alors parmi les péchés mignons filmiques, qui célèbrent d'une manière bien clichetonneuse l'emprise magique de la musique, comme Professeur Holland de Stephen Herek ou La Musique de mon coeur de Wes Craven.
Vu le 12 février 2008, au Club Marbeuf, en VO