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Ponyo sur la falaise

  • Ponyo sur la falaise
    Le petit Sosuke trouve un jour un drôle de poisson rouge à visage humain, sur la plage en contrebas de la maison de ses parents. Il le nomme Ponyo, l'emporte partout avec lui et promet de le protéger de tous les dangers. Mais Ponyo est recherché par l'inquiétant savant Fujimoto, qui est remonté des profondeurs de la Mer intérieure pour le ramener.

Critique de tootpadu

  • Quelques images au pouvoir évocateur incommensurable et quelques notes d'une autre partition symphonique splendide de Joe Hisaishi suffisent à Hayao Miyazaki pour nous plonger corps et âme dans son univers sous-marin d'une beauté enivrante. Le retour à l'animation à l'ancienne d'un des maîtres de l'anime japonais n'aurait en effet pas pu être plus enchanteur ! Comme peu de réalisateurs savent le faire, Miyazaki crée à chaque film un univers parallèle d'une richesse et d'une beauté, qui laissent souvent bouche bée.
    Dans le cas présent, certains plans paraissent presque trop empressés d'atteindre ce paradis visuel, afin d'assommer esthétiquement le spectateur avec des motifs qui engloberaient toute la beauté du monde. Notamment la Mère de la mer participe à cette quête du superlatif avec son auréole, qui l'enveloppe d'une aura proprement divine. Cependant, l'excellence dans l'exécution visuelle n'arrive jamais à nous subjuguer complètement. Comme si, en vue des chefs-d'oeuvre passés, nos attentes à chaque nouveau film de Miyazaki seraient impossible à assouvir et que la seule magie inspirée ne suffirait plus pour nous faire voyager dans des pays imaginaires quasiment parfaits.
    Ainsi, l'histoire de Ponyo sur la falaise est certes fascinante et marquée par une bonté profonde. Mais c'est justement cette menace abstraite et l'absence de méchants véritables qui rendent le récit un brin trop léger. Le lien avec le monde réel n'est pas assez prononcé pour permettre au film de dépasser le stade de conte pour enfants magistral. Ce qui est en soi déjà une forme d'appréciation tout à fait favorable, avec le bémol infime que ce film-ci nous enthousiasme pas autant que les sommets de l'art de l'animation selon Hayao Miyazaki ou le génie Isao Takahata.

    Vu le 23 mars 2009, à la Salle Pathé François 1er, en VO

  • 3.5

Critique de Mulder

  • Hayao Miyazaki vient de nouveau de réaliser avec la même réussite un prodigieux anime. A l'heure actuelle ou tous les studios misent sur les dessins animés en image de synthèse, le studio Ghibli continue à nous proposer de grandes productions menées avec sobriété, talent et une perfection totale. Nous sentons bien que dans ce film, tous les détails comptent et que les personnages sont peints avec une tendresse profonde.

    Ce film est non seulement un hymme à la famille, mais aussi à la protection de la nature, de la faune des océans et surtout une leçon d'humilité et de respect des autres. Après nous avoir ému avec ses précédentes réalisation de Mon voisin Totoro (1988), en passant par Porco Rosso (1995) et Princesse Mononoke (2000), ce grand réalisateur continue à prôner les mêmes idées et la même ligne de conduite de vie. C'est donc normal que Disney, qui prône ces mêmes idéaux, distribue dans le monde entier ses productions.

    Vu le 17 avril 2009, au Gaumont Disney Village, Salle 5, en VF

  • 3.5