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Critique de film

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    Drive

    The Driver est un conducteur professionnel, qui travaille de jour en tant que cascadeur ou dans le garage de son mentor Shannon, et de nuit comme responsable des voitures de fuite pour les truands de Los Angeles. Alors que Shannon investit une forte somme d’argent, empruntée à la pègre locale, dans le projet commun d’une carrière sur les circuits de stock-cars, The Driver fait la connaissance de sa voisine Irene, une serveuse dont le mari Standard est en prison. A la sortie de ce dernier, le conducteur accepte de l’assister lors du braquage d’un prêteur sur gages, afin de permettre à Standard de payer ses dettes.

    Sortie : 05 octobre 2011
    Durée : 101 minutes
    Réalisateur : Nicolas Winding Refn
    Genre : Gangster
    Interdit aux moins de 12 ans

    Critique de Tootpadu 3 ★

    Pas à pas, le réalisateur danois Nicolas Winding Refn avance au stade de styliste majeur du cinéma contemporain. Ses films ne tiennent peut-être pas toujours leurs promesses en termes de tension dramatique, mais ils sont invariablement d’un aspect esthétique enivrant. La même chose vaut pour son nouveau film américain, récompensé du prix de la mise en scène au dernier festival de Cannes, dont la composition soigneuse du cadre et plus globalement la beauté de l’image suffiraient pour nous ravir. Le regard du réalisateur sur l’activité nocturne dans la métropole californienne ressemble à première vue à celui de Michael Mann, avec cette topographie urbaine étincelante qui cache mal le danger qui rôde à chaque coin de rue. Mais autant on aurait tort de réduire le film précédent de Nicolas Winding Refn, Le Guerrier silencieux, à un simple pastiche de l’univers contemplatif de Terrence Malick, autant celui-ci dégage malgré tout une sorte de chaleur profonde qui serait entièrement déplacée dans le contexte froid et impassible du réalisateur de Heat et de Miami Vice Deux flics à Miami.
    Ce qui ne signifie pas du tout que Drive privilégie les sentiments de ses personnages, au détriment de l’engrenage implacable d’un casse qui tourne très mal. Le soin apporté au côté visuel du film a même tendance à servir de rempart contre un attachement trop étroit envers des individus plus ou moins louches, dont la vie ne tient qu’à un fil. Car si la narration ne faisait pas preuve de tant d’élégance, la banalité du scénario et plus particulièrement celle des rôles secondaires se ressentirait davantage. Seul le protagoniste ténébreux et en même temps investi d’une innocence et d’une droiture étonnantes – qui doivent beaucoup au jeu subtil de Ryan Gosling –, sort du lot des caricatures plus ou moins fines du genre. Cet électron libre dans un univers sinon hautement codifié est le moteur redoutable d’un récit, dont l’engrenage de la violence s’avère aussi prévisible que jouissif. Malheureusement, sa volonté de rompre avec les règles cyniques du crime organisé ne s’applique guère à la facture globale du film.
    Nous avons en effet du mal à voir dans ce film parfaitement rythmé autre chose qu’un exercice de style brillant, mais creux. La profondeur ostentatoire du champ, que la photographie sublime de Newton Thomas Sigel exploite et explore abondamment, ne se traduit pas réellement par la même richesse du contenu, solide mais presque routinier dans l’application de l’élimination progressive des adversaires. Là où le style de Nicolas Winding Refn s’affine au fur et à mesure, la folie narrative bat en retrait, au point de nous faire craindre qu’il soit déjà trop tard pour revoir un jour de sa part un film aussi téméraire que Bronson, qui est et restera jusqu’à preuve du contraire notre film préféré de ce réalisateur exceptionnel.

    Vu le 24 août 2011, au Club de l'Etoile, en VO

    Critique de Mulder 4.5 ★

    Rares sont les fims récents qui s'imposent dès leur première vision comme des classiques indémodables, comme une pure leçon de cinema. A ce titre cette première commande hollywoodienne de ce réalisateur brilliant (trilogie Pusher, Bronson, Le Guerrier silencieux) jouit d'un scénario limpide et efficace. Aidé par l'acteur le plus représentatif du nouvel Hollywood, ce film est un thriller imparable et incontournable. Le réalisateur dépasse même nos plus grandes attentes.

    Le réalisateur a donc tellement bien incorporé les règles du thriller en tenant compte des classiques du genre qu'il arrive à sublimer son film. Comment ne pas penser à Manhunter et son ambiance en voyant Drive ? Comment ne pas penser aux films de Tarantino quand la violence la plus forte éclate ? Rien que par cette réalisation pure, racée, d'une beauté glaciale, Drive s'impose comme l'un des films incontournables du moment !

    A notre plus grand plaisir, le réalisateur filme Los Angeles comme une ville futuriste tel Ridley Scott le faisait dans Blade Runner mais avec les technologies les plus récentes. Cette ville envoûtante, tentaculaire est celle de notre héros qu'il connaît parfaitement. C'est un véritable exploit pour ceux qui ont roulé en long et en large dans celle-ci. Le réalisateur maîtrise totalement son espace et chaque plan de son film témoigne d'un perfectionnisme accru.

    Mais Drive n'est pas qu'un simple exercice de style. Ce film est aussi une histoire forte d'un homme solitaire, un as du volant (comme le héros de Transporter) et sa rencontre avec une femme et son enfant qu'il fera tout pour protéger. Cela atteint son paroxysme dans la scène de l'ascenseur, une des plus puissantes vues depuis longtemps dans un thriller américain.

    Drive s'impose donc comme un chef-d'œuvre du genre à dévorer et revoir.

    Vu le 3 septembre 2011 au Casino, Deauville , en vo

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