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Critique de film

  • Big year (The)

    Big year (The)

    Dans le monde fermé des ornithologues, tout un chacun rêve de faire au moins une fois une « Big year », c’est-à-dire d’être reconnu parmi ses pairs comme celui qui a observé le plus d’oiseaux différents sur le territoire américain au cours d’une année. Kenny Bostick est le champion en titre, qui repartira une fois de plus à la chasse d’oiseaux rares en ce mois de janvier, afin de dépasser son record de plus de sept-cents espèces. Ce qu’il ne sait pas encore, c’est qu’il a affaire cette fois-ci à deux concurrents redoutables : Brad Harris, un informaticien qui travaille dans une centrale nucléaire et qui est capable de reconnaître n’importe quel oiseau à son chant, et Stu Preissler, le riche patron d’une grande entreprise, qui a enfin décidé de partir à la retraite, afin de pouvoir se consacrer entièrement à son passe-temps favori.

    Sortie : 19 septembre 2012
    Durée : 100 minutes
    Réalisateur : David Frankel
    Genre : Comédie

    Critique de Tootpadu 2 ★

    L’été est désormais fini, mais la Fox persévère dans sa pratique douteuse des sorties techniques, dans une seule salle parisienne et en version française, peu importe ce que le site du cinéma indique. Cela nous permet certes de découvrir à moindres frais des films jugés trop américains ou pas assez porteurs pour le marché français, qui sortiraient sinon directement en vidéo. Mais dans la plupart des cas, ces sorties en catimini méritent amplement le traitement honteux que leur distributeur leur fait subir. Il en va de même avec le troisième film de David Frankel, qui est en l’occurrence son premier véritable faux pas, après deux comédies qui avaient su nous séduire soit par leur vigueur, soit par leur côté sentimental pleinement assumé.
    Hélas, la manœuvre de séduction capote misérablement dans The Big year, un navet décousu et pénible, qui n’arrive même pas à nous intéresser à l’objet de toutes les convoitises, des oiseaux que l’on voit au mieux hâtivement et sans en apprendre quoique ce soit. L’idée de départ contient déjà son lot de difficultés potentielles en termes narratifs, mais ce que la mise en scène particulièrement peu inspirée de David Frankel en fait est tout simplement affligeant. Entre les trois histoires parallèles des observateurs fanatiques, de surcroît étirées sans la moindre ingéniosité sur une année entière, ne se crée aucun échange digne d’intérêt. L’enjeu de compter librement les oiseaux est en effet si dérisoire et l’encadrement mélodramatique des différents problèmes de couple ou de famille si mal agencé, que le récit s’épuise inutilement dans une course laborieuse à travers le continent américain.
    La seule chose à tirer de ce gâchis hautement dispensable serait sa tentative fort disgracieuse de se dresser en parabole sur l’aspect essentiel de la vie, qui n’est bien sûr pas un comportement compulsif, dirigé vers des oiseaux, des films à voir, ou des autographes à collectionner. Or, l’alternative, tel qu’elle est présentée par cette histoire convenue au possible, ne nous donnerait presque pas envie de faire un jour partie d’un couple épanoui, sous quelque forme que ce soit.

    Vu le 19 septembre 2012, au Publicis Cinémas, Salle 1, en VF :-(

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