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L'appel de la foret

  • L'appel de la foret
    La paisible vie domestique de Buck, un chien au grand cœur, bascule lorsqu’il est brusquement arraché à sa maison en Californie et se retrouve enrôlé comme chien de traîneau dans les étendues sauvages du Yukon canadien pendant la ruée vers l’or des années 1890. Buck va devoir s’adapter et lutter pour survivre, jusqu’à finalement trouver sa véritable place dans le monde en devenant son propre maître…

Critique de Mulder

  • Le roman de Jack London s’est imposé comme l’un des best-sellers les plus appréciés au monde non seulement par la qualité de son récit mais aussi comme symbole de l’Aventure et de l’équilibre avec la nature. Publié en 1903, le roman mettait en scène un chien du nom de Buck qui allait vivre une grande aventure et se confronter à la dureté de la nature et à celui du monde animal. L’inspiration principale de cet auteur venait de son périple inachevé pour tenter de s’enrichir lors de la quête vers l’or du Klondike. Après avoir contracté le scorbut, il revient chez lui et publie plusieurs livres dont l’Appel de la forêt. Ce livre fut tellement apprécié qu’il engendra cinq adaptations au cinéma au titre homonyme (1908, 1935, 1973, 1981 et ce film) mais aussi des adaptations à la télévision (1976, 198, 1993, 1997 et 2000) mais fut aussi adapté sous forme de bandes dessinées.

    La qualité du récit ne pouvait pas laisser insensible la 20th Century Studios dans sa volonté de proposer un grand film d’aventure familial et malgré une bande annonce réussie mais un chien conçu en image de synthèse maladroitement, on ne pouvait pas s’attendre à un résultat probant. Pourtant, il faut reconnaitre que contrairement à beaucoup d’adaptations décevantes de romans, ce film respecte le récit du livre certes en changeant quelques détails.

    Comme dans le livre, Buck vit une vie luxueuse auprès d’un juge de Californie jusqu’à ce qu’il soit enlevé pour être transporté et vendu dans le Yukon Canadien. Ce changement de vie va non seulement l’affecter et l’amener à se méfier des hommes mais aussi à devoir apprendre à être un chien de traineau et survivre dans un milieu hostile. Dans ce film il devient ainsi l’un des chiens du traineau du facteur Perrault incarné par le comédien français Omar Sy (l’un de ses meilleurs rôles à ce jour). Suite au licenciement de ce facteur dû à l’arrivée du télégraphe, il sera revendu à un autre maitre avec tous les chiens du traineau mais finira par s’en séparer et devra son salut à un homme ayant choisir l’isolement, John Thornton suite au décès de son fils d’une grave maladie. Comme dans le livre au côté de cet homme respectable, il va également rencontrer une bande de loups dans laquelle il va rencontrer une louve et devenir le maitre de cette meute.

    Il s’agit du premier film « live » du réalisateur Chris Sanders qui s’était spécialisé jusque-là dans des films d’animation (Lilo et Stitch (2002), Dragons (2010), Les Croods (2013)). Il réussit non seulement à retrouver le souffle épique des grands films d’aventures mais aussi à trouver la bonne approche pour nous proposer non seulement un grand film d’aventures mais aussi un drame humain dans un paysage somptueux. On oublie ainsi vite que le chien Buck est en image de synthèse dans de nombreuses scènes afin de renforcer la force émotionnelle du film. Certes le livre de Jack London perd une part de sa violence sous-jacente afin d’en faire un film familial pourtant certaines scènes risquent de choquer un jeune public par sa cruauté envers des animaux, voire de certaines personnes prêtes à tout pour conquérir un territoire dans lequel l’or peut amener la richesse.

    Si L’appel de la forêt s’impose comme un excellent film c’est en partie également grâce à la présence du comédien Harrison Ford qui donne à son personnage toute sa force et sa fragilité. L’interprétation qu’il donne à son personnage John Thornton mérite amplement le détour. Dans des seconds rôles, on notera aussi la présence de Dan Sevens, Karen Gillan, Cara Gee et Bradly Whitford. Le grand soin apporté à la photographie et aux décors confère à ce film un charme irrésistible et vous fera passer un très bon moment au point de vous relancer dans la relecture du livre qui a inspiré ce film. Certes on ressort du film les larmes aux yeux mais on a enfin pu s’immerger dans un grand film d’aventures que nous reverrons avec un plaisir intact.

    L’appel de la Forêt (The Call of the Wild)
    Un film de Chris Sanders
    Produit par Erwin Stoff
    Sur un scenario de Michael Green
    Basé sur le livre L’appel de la forêt de Jack London
    Avec Harrison Ford, Dan Stevens, Omar Sy, Karen Gillan, Bradley Whitford, Colin Woodell
    Musique de John Powell
    Directeur de la photographie : Janusz Kami?ski
    Montage William Hoy, David Heinz
    Production : 3 Arts Entertainment,
    Distribution : 20th Century Studios France
    Date de sortie : 21 février 2020 (Etats-Unis), 19 février 2020 (France)

    Vu le 14 février 2020 au Publicis Cinémas, Salle 1, en VF

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