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Greenland - le dernier refuge

  • Greenland - le dernier refuge
    Une comète est sur le point de s’écraser sur la Terre et de provoquer un cataclysme sans précédent. John Garrity décide de se lancer dans un périlleux voyage avec son ex-épouse Allison et leur fils Nathan pour rejoindre le dernier refuge sur Terre à l’abri du désastre. Alors que l’urgence devient absolue et que les catastrophes s’enchainent de façon effrénée, les Garrity vont être témoin du meilleur comme du pire de la part d’une humanité paniquée au milieu de ce chaos.

Critique de Mulder

  • Dans le contexte actuel dans lequel la plupart des cinémas américains sont fermés, les grosses productions américaines repoussées voire privées de sorties en salles (Mulan sera diffusé aux Etats-Unis sur Disney + en VOD et connaitra une sortie limitée en salles), il est bon de retrouver un film qui nous montre qu’une salle de cinéma reste le meilleur moyen de découvrir une œuvre cinématographique, ne serait-ce que pour bénéficier d’un écran géant mais surtout d’un son parfait pour immerger totalement les spectateurs dans un grand spectacle. Alors que la plupart des films américains ou asiatiques proposés au cinéma sont pour la plupart déjà disponibles en VOD ou en vidéo, il est bon de retrouver enfin le plaisir intense qu’est de découvrir un film inédit et surtout cas exceptionnel longtemps avant sa sortie aux Etats-Unis (25 septembre prochain).

    Greenland – Le dernier refuge est vendu comme un blockbuster estival mais n’en est pas un. En effet les spectateurs ne vont pas de nouveau avoir droit à un scénario guère élaboré noyé par des effets spéciaux spectaculaires certes mais ne masquant pas les nombreuses faiblesses de ces grosses productions. Certains s’attendront à découvrir un film dans la lignée d’Amageddon (1998), Deep Impact (1998), 2012 (2009) mais Greenland – Le dernier refuge choisit une orientation originale et surtout réussit avec un budget moindre à maximiser la présence d’effets spéciaux servant à renforcer l’ambiance du film.

    Dans le contexte actuel d’une pandémie mondiale, Greenland – Le dernier refuge tombe à la perfection car il nous rappelle l’importance de valeurs justes et importantes comme défendre sa famille, pardonner les erreurs de sa moitié ou de ses proches et surtout savoir parfaitement s’entourer pour réussir sa vie. Pour l’occasion le réalisateur Ric Roman Waugh retrouve pour la seconde fois le comédien Gerard Butler après La chute du Président (2019) et le casting parfaitement calibré donne un rôle important à la comédienne Morena Baccarin et le temps de quelques scène la présence du comédien Scott Glenn apporte à Greenland – Le dernier refuge une valeur ajoutée indéniable.

    En partant du postulat qu’une comète venue d’un autre système solaire s’apprête à s’écraser sur la terre amenant une seconde extinction totale, le scénariste Chris Sparling nous permet de s’immerger totalement grâce à ses nombreux rebondissements dans un road movie racontant le parcours de survie de John Garrity, son ex-épouse Allison et leur fils diabétique Nathan. Loin de vouloir nous asséner des destructions massives répétées, Greenland – Le dernier refuge nous livre plutôt un thriller psychologique intense dans lequel un père de famille va devoir traverser un véritable enfer afin de mettre en sécurité sa femme et son fils. La mise en scène inspirée de Ric Roman Waugh privilégie l’émotion véritable qu’à des scènes dantesques d’effets spéciaux s’enchainant sans discontinuité. Ce n’est donc pas un hasard, si certaines phases de destructions massives sont montrées via des postes de télévision et surtout nous rappellent malheureusement l’explosion du port de Beyrouth montrée ce mardi 4 aout sur toutes les chaines. Cette approche visant le réalisme plutôt qu’un aspect jeu vidéo outrancier sied parfaitement à l’ambiance du film.

    Impossible en découvrant ce film de ne pas se rappeler certains films de science-fiction horrifiques dans lesquels on assiste à la fin de notre monde. Le temps d’une scène se déroulant sur un aéroport de l’armée, on repense à L’armée des morts (Dawn of the Dead) (2004) de Zack Snyder. De la même manière de nombreuses scènes du film, on repense aussi à l’ambiance des meilleurs films de John Carpenter (New York 1997, Los Angeles 2013). En sachant parfaitement tiré parti d’un budget moins confortable que de grosses productions hollywoodiennes et trouvant les meilleurs angles pour décrire cette ambiance de fin du monde, Le scénario de Chris Sparling permet de donner aux personnages une réelle épaisseur et de ne pas en faire de simples pions. Les relations tendues au début du film entre les personnages d’Alison et John Garrity apportent au film une force émotionnelle importante. On sent constamment la volonté de ce père de famille d’obtenir le pardon de son ex-femme et surtout leur volonté commune de protéger leur enfant unique diabétique et fragile.

    Gerard Butler montre une nouvelle fois qu’il n’est pas qu’un simple interprète de films d’action et se révèle aussi à l’aise dans les scènes dramatiques. Le duo qu’il forme ici à l’écran avec Morena Baccarin se révèle en parfaite osmose et renforce notre adhésion à celui-ci. Alors que de nombreux films catastrophes semblent faire passer le coté émotionnel après celui d’une action spectaculaire, Greenland – Le dernier refuge fait preuve d’une réelle intelligence pour éviter les redites inutiles et conquérir les spectateurs à sa cause.

    Greenland – Le dernier refuge réussit ainsi à nous étonner et à nous émouvoir en sortant de cette mécanique trop bien huilée des films à gros budgets américains. Dans ces temps difficiles, ce film nous fait oublier les difficultés de notre quotidien et surtout nous fait passer un excellent moment au point de ne pas voir défiler pratiquement deux heures de ce film.

    Greenland
    Un film de Ric Roman Waugh
    Produit par Gerard Butler, Basil Iwanyk, Sébastien Raybaud, Alan Siegel
    Sur un scénario de Chris Sparling
    Avec Gerard Butler, Morena Baccarin, Scott Glenn, Andrew Bachelor, David Denman
    Musique de David Buckley
    Directeur de la photographie : Dana Gonzales
    Production : Thunder Road Films, G-BASE, Anton
    Distributio : STX Entertainment (United States), Metropolitan FilmExport (France)
    Date de sotie : 5 août 2020 (France), 25 septembre 2020 (Etats-Unis)

    Vu le 5 août 2020 au Gaumont Disney Village, Salle 01, place en VF

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Critique de Fox

  • In the current context in which most American cinemas are closed, American Hollywood productions pushed back or even deprived of theatrical releases (Mulan will be released in the United States on Disney + in VOD and will have a limited theatrical release), it's good to find a film that shows us that a cinema remains the best way to discover a movie, if only to benefit from a giant screen but above all from a perfect sound to totally immerse the spectators in a great show. While most of the American or Asian films on offer in cinemas in France are already available in VOD or video in United States, it is good to finally find the intense pleasure of discovering a new film and especially an exceptional case long before its release in the United States* (September 25).

    Greenland is sold in France as a summer blockbuster but is not one. Indeed, the spectators won't again have the right to a scenario that is hardly elaborated, drowned by spectacular special effects, but which doesn't hide the numerous weaknesses of these big productions. Some will expect to discover a film in the lineage of Amageddon (1998), Deep Impact (1998), 2012 (2009) but Greenland chooses an original orientation and above all succeeds with a lower budget in maximizing the presence of special effects that serve to reinforce the atmosphere of the film.

    In the current context of a global pandemic, Greenland falls perfectly because it reminds us of the importance of fair and important values such as defending one's family, forgiving the mistakes of one's partner or loved ones and above all knowing how to surround oneself perfectly to succeed in life. For the occasion, director Ric Roman Waugh finds for the second time the actor Gerard Butler after The Fall of the President (2019) and the perfectly calibrated casting gives an important role to the actress Morena Baccarin and for a few scenes the presence of actor Scott Glenn brings to Greenland - The Last Refuge an undeniable added value.

    Based on the premise that a comet from another solar system is about to crash into the earth, bringing a second total extinction, screenwriter Chris Sparling allows us to immerse ourselves in a road movie that tells the story of the survival of John Garrity, his ex-wife Allison and their diabetic son Nathan, thanks to its many twists and turns. Far from wanting to wreak repeated massive destruction, Greenland is rather an intense psychological thriller in which a father has to go through hell to keep his wife and son safe. Ric Roman Waugh's inspired direction favors true emotion over spectacular special effects scenes that follow one another without interruption. It is therefore not by chance, if certain phases of massive destruction are shown via television sets and above all unfortunately reminds us of the explosion of the port of Beirut shown this Tuesday 4th August on all the channels. This approach aiming at realism rather than an outrageous video game aspect fits perfectly with the atmosphere of the film.

    Impossible when discovering this film not to remember some science fiction films in which we are witnessing the end of our world. During a scene taking place on an army airport, we think back to The Army of the Dead (Dawn of the Dead) (2004) by Zack Snyder. In the same way of many scenes of the film, we also think back to the atmosphere of John Carpenter's best films (New York 1997, Los Angeles 2013). Knowing perfectly well how to take advantage of a budget less comfortable than big Hollywood productions and finding the best angles to describe this atmosphere of the end of the world, Chris Sparling's scenario allows to give the characters a real thickness and not to make them simple pawns. The tense relationship at the beginning of the film between the characters of Alison and John Garrity brings an important emotional force to the film. We constantly feel the desire of this father to obtain forgiveness from his ex-wife and especially their common desire to protect their only child, who is diabetic and fragile.

    Gerard Butler shows once again that he is not just a simple action film actor and is equally at ease in dramatic scenes. His on-screen duet with Morena Baccarin is in perfect osmosis and reinforces our support for him. While many disaster films seem to put the emotional side after that of spectacular action, Greenland - The Last Refuge shows real intelligence to avoid unnecessary repetition and win over viewers to its cause.

    Greenland manages to surprise and move us out of this overly well-oiled mechanism of American big-budget films. In these difficult times, this film makes us forget the difficulties of our daily life and above all makes us spend an excellent moment to the point of not seeing the almost two hours of this film.

    Greenland
    Directed by Ric Roman Waugh
    Produced by Gerard Butler, Basil Iwanyk, Sébastien Raybaud, Alan Siegel
    Written by Chris Sparling
    Starring Gerard Butler, Morena Baccarin, Scott Glenn, Andrew Bachelor, David Denman
    Music by David Buckley
    Cinematography: Dana Gonzales
    Production companies: Thunder Road Films, G-BASE, Anton
    Distributed by STX Entertainment (United States), Metropolitan FilmExport (France)
    Release date: August 5, 2020 (France), September 25, 2020 (United States)

    Seen on August 5, 2020 at Gaumont Disney Village (France), Room 01, seat L (french version)

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