Logo
Accueil > Reviews > The wolf of Snow hollow

The wolf of Snow hollow

  • The wolf of Snow hollow
    La terreur s'empare d'une petite ville de montagne alors que des corps sont découverts après chaque pleine lune. Perdant le sommeil, élevant une fille adolescente et s'occupant de son père malade, l'officier John Marshall lutte pour se rappeler que les loups-garous n'existent pas.

Critique de Mulder

  • "J'ai eu l'idée pour la première fois en 2016. Je voulais vraiment faire un film de tueurs en série, et en même temps, je pensais à des monstres - des loups-garous en particulier - et j'ai eu l'idée d'associer cela avec un personnage qui est un alcoolique en voie de guérison. J'étais intrigué par l'idée de quelqu'un qui a fait quelque chose et qui s'est senti mal après". - Jim Cummings

    Il n’aura fallu qu’un seul film, Thunder Road (2018) auréolé de nombreux prix dont le grand prix du jury au festival du cinéma américain de Deauville et Le grand prix du jury à South by Southwest pour faire du scénariste et réalisateur Jim Cummings l’une des valeurs sûres du cinéma indépendant américain. Il aura fallu attendre deux ans pour découvrir enfin son second film. Thunder Road était marquant par sa mise en scène originale, ses dialogues percutants, son montage parfait (avec des scènes mémorables) et surtout un comédien hors pair aussi à l’aise dans une scène de comédie qu’une scène dramatique. Son deuxième film est pétri avec le même amour pour le cinéma et mixte cette fois film d’horreur et comédie dramatique.

    On découvre donc l’officier d’une petite ville de l’Utah, John Marshall (Jim Cummings) aux prises avec un mariage raté, une fille rebelle, et un service peu brillant dans lequel son père, le Sheriff Hadley (Robert Forster) malade travaille à ses côtés. Chargé de résoudre une série de meurtres brutaux qui se produisent à la pleine lune et essayant de ne pas retomber dans son addiction alcoolique, John Marshall est un homme rongé par la chasse de ce tueur psychopathe et s'efforce de se rappeler que les loups-garous n'existent pas et qu’il doit vaincre ses propres démons pour refaire surface.

    Alors que son premier film revisitait avec une réelle intelligence le film policier et la comédie dramatique, The wolf of Snow hollow permet au réalisateur, scénariste et comédien Jim Cummings de donner vie à un personnage pas si éloigné de celui qu’il interprétait dans Thunder Road. Sa mise en scène entre ces deux films à gagner en vitalité et sobriété et témoigne du talent indéniable d’un réalisateur surdoué qui cherche constamment à donner vie malgré un budget restreint à un grand film qui s’impose aisément comme un excellent choix pour une soirée d’Halloween réussi. En brouillant les pistes et en réussissant à donner vie à des scènes violentes dans lesquelles la créature dont on ne dira rien pour vous laisser la plus grande surprise possible s’avère aussi dangereuse qu’inquiétante.

    En bénéficiant de superbes paysages naturels et en jouant sur différents genres, The wolf of Snow hollow nous rappellera autant le cinéma des frères Coen mais aussi le classique du genre qu’est Le loup garou de Londres (An American Werewolf in London) (1982). En revisitant intelligemment la mythologie du loup-garou en toile de fond, Jim Cummings continue à explorer les profonds de l’âme humaine et surtout montre que son premier film n’était en aucun cas un pur hasard. La même mise en scène inspirée, le même univers décalé était déjà présent dans Thunder Road mais est portée ici à son paroxysme. The wolf of Snow hollow n’évite en aucun cas la redite avec d’autres thrillers horrifiqued. Le film possède une ambiance unique et des personnages attachants et montre une nouvelle fois que le cinéma américain indépendant est capable de rivaliser d’intelligence et d’ingéniosité avec le cinéma américain hollywoodien actuel. En gardant un contrôle total de son film et en révélant non seulement un véritable regard de réalisateur inspiré, Jim Cummings nous livre avec The wolf of Snow hollow tout simplement son meilleur film. Ce qu’il perd en réelle originalité par rapport à Thunder, il le gagne dans un plus grand soin porté non seulement à la photographie du film mais aussi à un casting parfait avec notamment Robert Forster dans son dernier grand rôle (le film lui est dédié)

    The wolf of Snow hollow
    Un film écrit et réalisé par Jim Cummings
    Produit par Kathleen Grace, Matt Hoklotubbe, Michael J. McGarry
    Avec Robert Forster, Jim Cummings, Riki Lindhome, Chloe East, Jimmy Tatro, Marshall Allman, Laura Coover, Annie Hamilton, Liz Fairchild, Kelsey Edwards
    Musique de Ben Lovett
    Directeur de la photographie : Natalie Kingston
    Montage : Patrick Nelson Barnes, R. Brett Thomas
    Production : Orion Classics (USA)
    Distribution : United Artists Releasing (USA)
    Date des sortie : 9 octobre 2020 (USA)
    Durée : 83 minutes

    Vu le 5 octobre 2020 (screener presse)

  • 5

Critique de Fox

  • "I first had the idea in 2016. I really wanted to make a serial killer movie, and at the same time, I was thinking about monsters - werewolves specifically - and had the idea of pairing that with a character who's a recovering alcoholic. I was intrigued by the idea of someone who did something and then felt terrible about it afterwards." - Jim Cummings

    It only took one film, Thunder Road (2018), which won numerous awards including the Grand Jury Prize at the Deauville American Film Festival and the Grand Jury Prize at South by Southwest, to make writer/director Jim Cummings one of the most respected names in American independent film. It took two years to finally discover his second film. Thunder Road was remarkable for its original direction, its striking dialogue, its perfect editing (with memorable scenes) and above all an outstanding actor as comfortable in a comedy scene as in a drama scene. His second film is steeped in the same love for cinema and mixed this time horror film and dramatic comedy.

    We discover the officer of a small town in Utah, John Marshall (Jim Cummings) struggling with a failed marriage, a rebellious daughter, and a not very brilliant service in which his father, the sick Sheriff Hadley (Robert Forster) works alongside him. Charged with solving a series of brutal murders that occur on a full moon and trying not to fall back into his alcohol addiction, John Marshall is a man gnawed by the hunt for this psychopathic killer and struggles to remember that werewolves don't exist and that he must vanquish his own demons to resurface.

    While his first film revisited the detective film and dramatic comedy with real intelligence, The wolf of Snow hollow allows director, screenwriter and actor Jim Cummings to bring to life a character not so far removed from the one he played in Thunder Road. His staging between these two films, which need to gain in vitality and sobriety, is a testament to the undeniable talent of a gifted director who is constantly trying to bring to life, despite a limited budget, a great film that easily stands out as an excellent choice for a successful Halloween party. By blurring the lines and succeeding in bringing to life violent scenes in which the creature that won't say anything to leave you the biggest surprise possible proves to be as dangerous as it is disturbing.

    By enjoying beautiful natural landscapes and playing on different genres, The wolf of Snow hollow will remind us as much of the Coen brothers' cinema as it does of the classic of the genre The werewolf in London (An American Werewolf in London) (1982). By intelligently revisiting the werewolf mythology as a backdrop, Jim Cummings continues to explore the depths of the human soul and above all shows that his first film was by no means a pure coincidence. The same inspired staging, the same offbeat universe was already present in Thunder Road but is brought to its climax here. The wolf of Snow hollow in no way avoids repeating it with other horror thrillers. The film has a unique atmosphere and endearing characters and shows once again that independent American cinema is capable of competing in intelligence and ingenuity with current Hollywood American cinema. By keeping total control of his film and revealing not only a true inspired director's eye, Jim Cummings delivers with The wolf of Snow hollow simply his best film. What he loses in real originality compared to Thunder, he gains in a greater care taken not only to the photography of the film but also to a perfect casting with Robert Forster in his last major role (the film is dedicated to him).

    The wolf of Snow hollow
    Written and directed by Jim Cummings
    Produced by Kathleen Grace, Matt Hoklotubbe, Michael J. McGarry
    Starring Robert Forster, Jim Cummings, Riki Lindhome, Chloe East, Jimmy Tatro, Marshall Allman, Laura Coover, Annie Hamilton, Liz Fairchild, Kelsey Edwards
    Music by Ben Lovett
    Cinematography: Natalie Kingston
    Edited by Patrick Nelson Barnes , R. Brett Thomas
    Production companies: Orion Classics (USA)
    Distributed by United Artists Releasing (USA)
    Release date: October 9 2020 (USA)
    Running time: 83 minutes

    Seen on October 5, 2020 (screener press)

  • 5