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Peindre ou faire l'amour | Note générale: 3
Peindre ou faire l'amour

Peindre ou faire l'amour

Mariés depuis longtemps, William et Madeleine vivent en ville au pied des montagnes. Après le départ de leur fille unique, ils n'ont plus à s'occuper que d'eux-mêmes. Peintre, Madeleine prend un jour pour modèle une vieille maison située sur les collines environnantes. Elle rencontre alors Adam, homme fin, cultivé et aveugle, qui habite à proximité en compagnie de la jeune Eva. Adam lui fait visiter la demeure et lui apprend que celle-ci est à vendre. Enthousiastes, William et Madeleine décident de l'acheter. Très heureux dans leur nouvelle habitation, William et Madeleine font plus ample connaissance avec leurs jeunes voisins. Le jour où la maison de ceux-ci brûle, ils se proposent de les héberger.
(Source Allociné)
Note générale
3
Sortie: 2005-08-24 | Durée: 98 minutes
Réalisateur: Jean-Marie Larrieu, Arnaud Larrieu
Genre: Comédie

Critique de Tootpadu

Les montagnes et la musique, qui avaient été les pièces maîtresses du film précédent des frères Larrieu, Un homme, un vrai, d'ailleurs une franche réussite, occupent toujours une place importante dans cette comédie dramatique autour d'un couple au bord de la retraite. Cependant, ces thèmes deviennent presque secondaires en vue de l'importance qui est attaché ici à la cécité, d'un côté, et tel un reflet, à la perte des repères de l'autre. Les observations qui sont faites à l'égard du personnage aveugle, interpreté par Sergi Lopez, trouvent ainsi régulièrement des répercussions dans la vie du couple vedette. D'abord un jeu, avec William qui essaie de se retrouver dans la cuisine, les yeux fermés, le manque de perception devient vite le thème majeur du film, avec tout ce que cela implique d'égarements. Ces voisins si avenants et si seuls, sont-ils finalement de vilains manipulateurs, empressés de piéger ces deux citadins aisés et blasés ? La réponse à cette question amenera un élan de libération et de gaieté qui se distingue très agréablement du traitement plus glauque que le cinéma américain aurait, par exemple, attribué à ce genre d'histoire.
La subtilité et l'intelligence qui caractérisent l'écriture et la mise en scène se retrouvent dans le jeu des acteurs. Surtout Daniel Auteuil campe un personnage intéressant à travers cet homme mis trop tôt à la retraite dont les commentaires sur le couple de voisins décrivent plus précisément son propre état de malaise social.
Enfin, le choix musical est une fois de plus excellent, avec des morceaux éclectiques qui ne manqueront pas de rappeller aux plus cinéphiles de bons souvenirs de La Corde et Moulin Rouge.

Vu le 5 septembre 2005, à l'UGC Ciné Cité Les Halles, Salle 22

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