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Bon la brute et le truand (Le) | Note générale: 3.5
Bon la brute et le truand (Le)

Bon la brute et le truand (Le)

La brute, c'est Tuco, un bandit de bas étage, qui s'est associé avec Joe, le bon, dans une combine de récupération de prime. D'abord, Joe rapporte Tuco, recherché un peu partout, à la police et récupère l'argent, juste pour le délivrer au dernier moment de la pendaison, grâce à un tir précis. Mais lorsque leur association se termine, ils tombent sur le dernier survivant d'un vol important de fonds de l'armée, lui-même en train d'expirer dans le désert. Les deux vagabonds se mettent alors à la chasse au trésor, en vue d'un pactole que convoite également l'impitoyable Sentenza, le truand.
Note générale
3.5
Sortie: 1968-03-08 | Durée: 174 minutes
Réalisateur: Sergio Leone
Genre: Western

Critique de Tootpadu

Si on ne considère que les films pour lesquels il était réellement responsable, Sergio Leone était essentiellement le cinéaste de deux trilogies. D'abord, celle sur l'homme sans nom qui a fait de Clint Eastwood une star internationale et qui a donné un dernier souffle au genre du western. Et ensuite, celle sur l'Histoire américaine, qui a culminé avec un immense film sur le crime, le chef-d'oeuvre de Leone : Il était une fois en Amérique. C'est tout ce qu'il a fallu à l'artiste pour rester une figure mythique du cinéma, encore vénérée de nos jours.
Avec ce dernier chapitre des aventures de l'homme solitaire, Leone commence à voir plus grand. A travers le cadre de la guerre de sécession, il ouvre son univers plutôt confiné à l'influence des événements et des évolutions historiques, une transformation qui prendra de l'ampleur tout au long de ses trois derniers films. Ainsi, le ton change à plusieurs reprises dans cette épopée pas encore aussi crépusculaire qu'Il était une fois dans l'Ouest. La première partie se démarque en effet par un rythme pondérant, presque lent, qui se concentre surtout sur le trio de personnages. L'action se met un peu plus en avant lorsque la guerre fait son entrée, mais là encore, nous arrivons après la bataille, au moment où le conflit est décidé et où les perdants se redressent une dernière fois. Pour la finale, les trois fils de l'histoire, qui avançaient séparément la plupart du temps dans la première partie, se mêlent inextricablement par le biais d'un affrontement légendaire.
A mi-chemin entre la tristesse nostalgique des oeuvres ultérieures de Leone et les longs face-à-face des deux "Dollars", ce western fascinant peine parfois à trouver son style propre. Morcelé et réfléchi, il donne néanmoins l'occasion d'admirer la mise en scène baroque de Leone, la bande originale inimitable d'Ennio Morricone et le jeu très complémentaire des trois premiers rôles, tous excellents.

Revu le 11 août 2005, au Max Linder, en VO italienne

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