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10 canoës 150 lances et 3 épouses | Note générale: 2.5
10 canoës 150 lances et 3 épouses

10 canoës 150 lances et 3 épouses

Dans la région marécageuse de l'Arnhem Land au nord de l'Australie, le jeune Dayindi va pour la première fois à la chasse traditionnelle des oies avec son frère aîné, le chef Minygululu, et d'autres hommes de la tribu. Minygululu a appris que Dayindi convoite sa troisième femme, la plus jeune. Pendant leur voyage, il lui raconte alors une histoire de la nuit des temps, celle de Yeeralparil qui désirait également la troisième femme de son frère Ridjimiraril, afin de montrer à son frère cadet l'importance des lois et coutumes tribales.
Note générale
2.5
Sortie: 2006-12-20 | Durée: 91 minutes
Réalisateur: Rolf de Heer
Genre: Conte ethnique

Critique de Tootpadu

Ce film visuellement beau, au rythme contemplatif permet d'avoir un aperçu de la vie des tribus aborigènes, loin des discours paternalistes dont sont chargées généralement les observations de l'extérieur, du point de vue de l'homme blanc. Comme le révendique dès le départ le narrateur omniprésent, il s'agit d'une histoire personnelle qui ne ressemble pas à celle que nous, en tant que spectateurs occidentaux, avons l'habitude de voir. Cette différence se manifeste d'abord par une conception différente de la vie (l'attente dans une marée d'eau d'où l'on naît et où on retourne jusqu'à la prochaine réincarnation) et elle se poursuit très naturellement par des rapports particuliers au corps (la nudité et les excréments) et aux règles sociales.
Dans ce domaine ethnologique, sans vocabulaire encombrant, le film est le plus satisfaisant. Il transmet une somme conséquente d'informations sans jamais prendre une posture plus didactique que le conte édifiant que le vieux chef transmet à son jeune frère. Par contre, le dispositif narratif nous laisse déjà bien plus dubitatifs ! Entre la voix off espiègle qui intervient sans arrêt, au point de suffoquer la capacité expressive de l'image, et le va-et-vient incessant entre le récit cadre, dans un noir et blanc un peu trop stylisé, et le conte ancien, dans des couleurs chaudes, le rythme narratif n'a jamais la possibilité de prendre ses aises. La mise en scène guère inspirée de Rolf de Heer ne lui permet pas non plus d'atteindre une sphère poétique digne d'un Terrence Malick, tellement la voix off explicite tout et les sauts dans le temps interviennent à des moments d'apparence arbitraire.

Vu le 9 novembre 2006, au Club Marbeuf, en VO

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Note de Votre nom : 0.5 (le 2007-11-23 à 19:06)
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