Waiter
La vie d'Edgar est un calvaire sans fin. A son travail comme serveur dans un restaurant sans charme, il doit subir une clientèle exigeante. Et dans sa vie privée, son seul réfuge d'une femme malade et alitée à la maison est une affaire avec Victoria, une habituée du restaurant. Tant de chagrin et de misère poussent Edgar au désespoir, au point de faire irruption chez Herman, le scénariste qui a inventé toute cette histoire. Edgar en a marre de souffrir et exige de son créateur qu'il lui laisse quelques moments de bonheur.
Critique de Tootpadu
L'été voit depuis toujours un nombre incalculable de films débouler sur les écrans français. Alors que la plupart de la population s'amuse en vacances, les distributeurs aiment se débarrasser pendant les mois de juillet et août de leurs sorties techniques et autres oeuvres difficielement vendables. Comme chaque été, il faudra donc faire le tri, entre le remplissage et les très rares perles cachées.
Ce film néerlandais appartient plutôt à la première catégorie. Ce n'est évidemment pas une production commerciale idiote, mais l'exécution de son ambition artistique manque d'originalité et finit très vite par lasser. En gros, c'est le dispositif d'
Adaptation de Spike Jonze, avec les personnages qui réagissent aux caprices de l'auteur, qui est, lui aussi, un personnage. Sauf qu'ici, l'astuce narrative tourne trop vite à la dérision absurde la plus énervante. Sous prétexte de pouvoir changer le fil de l'histoire à volonté, le scénario finit par nous soumettre une ébauche inaccomplie, sans queue ni tête. L'expérimentation narrative tourne ainsi au cauchemar, parce qu'Alex van Warmerdam fait abstraction, à ses risques et périls, d'une règle d'or de l'écriture : que tout n'est pas possible et que l'art d'un scénario réussi consiste aussi à savoir garder une certaine cohérence du début jusqu'à la fin !
Vu le 8 juin 2007, au Club Marbeuf, en VO