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Godzilla | Note générale: 2
Godzilla

Godzilla

Un monstre gigantesque sème la panique dans l'océan Pacifique. Après avoir été aperçu une première fois près de la Polynésie, il se fraye son chemin à travers le Panama et se dirige tout droit vers New York. Le Dr. Niko Tatopoulos, un chercheur dans le domaine des effets de la radiation nucléaire sur les organismes vivants, est recruté par l'armée américaine pour élucider le mystère au sein d'une équipe de scientifiques. A son arrivée à New York, il ne doit pas seulement faire face au monstre, un lézard énorme qui vandalise Manhattan, mais aussi à son amour des années de fac, Audrey Timmonds, qui est devenue une journaliste en herbe, ainsi qu'à Philippe Roaché, un responsable d'assurance suspect.
Note générale
2
Sortie: 1998-09-16 | Durée: 139 minutes
Réalisateur: Roland Emmerich
Genre: Fantastique

Critique de Tootpadu

L'absence de personnalité de cette adaptation américaine de la légende japonaise Godzilla est le moindre de ses soucis. Dans le sillage de l'immense succès commercial d'Independence Day, Roland Emmerich et son équipe ont, semble-t-il, voulu renchérir à tout rompre sur l'invasion des extra-terrestres déjà démesurée. Seulement, l'intrigue est encore plus atrocement tirée en longueur ici, au point de donner l'impression de durer pendant des heures. Comme dans la plupart des films catastrophes de la même époque, la fadeur de l'exposition, jusqu'à la première vision intégrale du monstre au bout de trois quarts d'heure, est progressivement supplantée par une avalanche incessante et gavante de sinistres. Alors que la majeure partie du film reste regardable, les choses vont en s'empirant rapidement dès que l'histoire commence à marcher sur les plates-bandes de Jurassic Park. Comme l'imitation est de piètre qualité, les dégâts de la fin interminable sont d'autant plus flagrants.
Quant au reste, il vaut surtout en tant que présage étrange des choses à venir. Et la destruction partielle de New York, et l'aversion contre les Français allaient être d'une actualité inquiétante pas très longtemps après la sortie du film. Une coïncidence curieuse qui participe à la valeur historique de l'oeuvre, mais qui ne la rend guère plus intéressante. En effet, la morosité est omniprésente dans ce film ennuyeux, dans lequel il pleut sans cesse et qui ne s'évertue même pas à détourner les codes et les conventions du genre.

Vu le 28 juillet 2006, à la Cinémathèque Française, Salle Georges Franju, en VO

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