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Deux mondes (Les) | Note générale: 2
Deux mondes (Les)

Deux mondes (Les)

Rémy Bassano pense avoir trouvé sa petite place dans la société : modeste et plutôt insignifiant, il tient un petit atelier de restauration de tableaux et il s'occupe plus de ses deux enfants que sa femme, très prise par son travail dans l'industrie agro-alimentaire. Mais récemment, Rémy se sent comme aspiré par des canapés ou des chaises, une étrange sensation de s'enfoncer qui ne le quitte plus. C'est qu'à l'autre bout de l'espace-temps, la tribu des Bégaméniens attend avec impatience l'arrivée du grand magicien, qui les libérera du joug auquel les soumet le géant cannibale Zotan.
Note générale
2
Sortie: 2007-11-21 | Durée: 103 minutes
Réalisateur: Daniel Cohen
Genre: Comédie fantastique

Critique de Tootpadu

Un vague souvenir de Galaxy Quest nous est inspiré par ce deuxième film de Daniel Cohen. Dans les deux films, des peuples en détresse dans des univers parallèles font appel à un sauveur improbable pour les délivrer d'une menace imminente. Les ondes positives qui émanent de cette comédie point amusante s'arrêtent hélas là !
Car tous les autres éléments du film, que ce soient les passages à travers le temps et l'espace fort aléatoires ou le parcours individuel de l'homme pitoyable qui devient roi, pour se rendre compte qu'il était finalement mieux chez lui, sont particulièrement consternants. Le potentiel aventurier de l'intrigue, dans la veine aseptisée d'une Momie ou du Roi Scorpion, est à peine effleuré au début, avant que le récit ne s'enfonce dans une suite ennuyeuse de banalités indigestes. Personne ne semble connaître la finalité de l'histoire, ni le scénario brouillon et maladroitement désinvolte, ni les personnages fades qui reviennent sans cesse sur leurs décisions.
Dans un contexte aussi mou et bancal, il n'est alors guère étonnant que Benoît Poelvoorde s'adonne à une série agaçante de pitreries. Avec une telle surcharge de bouffonneries désagréables, il réussit à nous rendre ce film pitoyable complètement déplaisant.

Vu le 13 novembre 2007, à la Salle Gaumont - Louis Feuillade

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