Désaccord parfait | Note générale: 2.5
Désaccord parfait
Dans le passé, le réalisateur Louis Ruinard et l'actrice Alice d'Abanville formaient un couple prestigieux dans la vie professionnelle et privée. Trente ans après leur rupture, Louis se rend à Londres, où il doit recevoir un prix honorifique des mains de son ancienne muse. Mais les retrouvailles ne se passent pas du tout comme prévu, puisqu'Alice a gardé une rancoeur féroce à l'égard de son amour de jeunesse, qui, lui, est dépité par l'accueil très froid que reçoivent ses avances maladroites d'homme veillissant.
Critique de Tootpadu
Ce troisième film de l'acteur Antoine de Caunes aurait pu être plus qu'une comédie inégale, s'il s'était décidé plus clairement entre l'humour juvénile et celui plus posé du souvenir et de la nostalgie, qui font progresser son récit par à-coups indigestes. L'absence de révérence du scénario devant la vieilleisse gaillarde de ses personnages prend en effet des formes bien particulières. Un clébard qui pète, qui ronfle et qui cavale en chaleur à travers le jardin, ainsi qu'une vision pas vraiment progressiste de l'homosexualité ne sont que deux des ressorts de comédie plutôt douteux. Et les grands enjeux dramatiques de l'intrigue se traînent dans un suspense factice, jusqu'à la conclusion aussi maladroite que la plupart des vannes qui sont censé pimenter l'histoire.
Heureusement que le jeu de Jean Rochefort et de Charlotte Rampling, aussi renversante, subtile et sans pudeur que d'habitude, confèrent un peu de sérieux, voire de noblesse, à cet enchaînement de banalités guère exceptionnel.
Vu le 20 décembre 2007, à la Pagode, Salle 1
Haut de page