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Nuit nous appartient (La) | Note générale: 2.5
Nuit nous appartient (La)

Nuit nous appartient (La)

New York, 1988. Bobby Green est le gérant flamboyant du club de nuit "El Caribe", un endroit branché où les drogues circulent librement et qui est tenu par Marat Buzhayev, un membre éminent de la mafia russe. Bobby garde secret ses liens familiaux, au point de changer son nom, puisque son frère Joe et son père Bert Grusinsky sont des policiers haut placés. Mais lorsqu'ils lui demandent de les aider dans la traque de Vadim Nezhinski, un trafiquant qui cherche à s'accaparer le marché des stupéfiants de New York, Bobby se retrouve entre les fronts.
Note générale
2.5
Sortie: 2007-11-28 | Durée: 117 minutes
Réalisateur: James Gray
Genre: Policier

Critique de Tootpadu

Tous les personnages dans ce troisième film de James Gray s'expriment comme s'ils se trouvaient dans Le Parrain. Ils chuchotent, ils complotent, ils menacent et ils se font des confidences dans la plus pure tradition du film de gangster américain. Seulement, la mise en scène n'est nullement en mesure de soutenir visuellement et d'un point de vue narratif cet héritage du film de genre, dont Francis Ford Coppola a sans doute établi le summum avec sa trilogie magistrale.
Le vocabulaire filmique de James Gray, en revanche, est assez plat et conventionnel. Il arrive tout juste à garder notre intérêt éveillé au fil d'une histoire, qui multiplie les revirements prévisibles et les ellipses exécutées avec maladresse. Le thème archaïque de la rédemption du fils prodigue y connaît une variation plutôt faiblarde, dépourvue de la force dramatique nécessaire pour raviver des conflits familiaux convenus.
Cependant, il existe bien une séquence au sein de cette histoire loin d'être dense, qui dément temporairement le ton détendu et superficiel du film : la poursuite sous la pluie avec un apogée tragique. Malheureusement, James Gray ne trouve ni avant, ni après ce moment crucial, la même intensité dans son expression cinématographique. Ces quelques minutes de tension palpable sont alors trop peu pour arracher ce film d'une médiocrité plaisante, mais elles permettent d'espérer que le travail futur du réalisateur contiendra davantage de ces sursauts inespérés de maîtrise filmique.

Vu le 31 décembre 2007, à l'UGC Ciné Cité Bercy, Salle 24, en VO

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