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Proies (Les) | Note générale: 3
Proies (Les)

Proies (Les)

Quim est en route pour rejoindre sa copine à la campagne espagnole, après s'être disputé avec elle. Dans une station-service, il rencontre Béa, une jeune voleuse qui le séduit aux toilettes et lui dérobe son portefeuille. Quim décide alors de la suivre sur une route reculée, où il devient bientôt la cible d'un groupe de tireurs embusqués.
Note générale
3
Sortie: 2008-07-16 | Durée: 88 minutes
Réalisateur: Gonzalo Lopez-Gallego
Genre: Thriller

Critique de Tootpadu

Le cinéma espagnol est plus vivant et inventif que ne laisseraient croire les films réguliers et très honorables d'un Pedro Almodovar ou d'un Carlos Saura. Une nouvelle garde de réalisateurs est en train de se former de l'autre côté des Pyrénées, prête à prendre la relève et à explorer des genres à première vue étrangers à cette cinématographie nationale.
Le troisième film de Gonzalo Lopez-Gallego s'attaque ainsi sans la moindre timidité au thriller campagnard, dans lequel l'isolation des personnages dans un environnement désert est au moins autant une source de peur et d'appréhension que l'ennemi invisible. Le réalisateur y capte l'atmosphère, qui règne dans les forêts du nord de l'Espagne, avec une précision remarquable. Pendant la première heure du film, c'est ce décor boisé et passablement inhospitalier qui se referme comme un piège autour du couple traqué par une menace invisible, mais bien réelle.
Comme dans la plupart des films d'horreur et autres spectacles censés nous effrayer au cinéma, le récit prend une tournure différente et pas forcément plus satisfaisante, une fois que l'identité des tireurs est dévoilée. Le Roi de la montagne devient alors un commentaire social plutôt sommaire sur l'abrutissement d'un certain groupe de personnes et l'influence de l'esthétique et de l'état d'esprit des jeux vidéos sur celui-ci. La finesse de la création de la peur pendant la première partie du film fait alors défaut à la référence visuelle assez plate au point de vue subjectif du jeu "Doom", par exemple.
Il n'en reste pas moins que ce film est une preuve supplémentaire, après La Nuit des tournesols l'année passée, de la jeunesse retrouvée du cinéma espagnol !

Vu le 22 janvier 2008, au Club 13, en VO

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