Benjamin Gates et le livre des secrets
Quelques jours après la fin de la Guerre de Sécession américaine, le président Lincoln est assassiné par John Wilkes Booth. Au même moment, Thomas Gates avait participé au déchiffrage d'une carte de trésor, qui indique une mystérieuse cité d'or amérindienne. Lorsqu'il s'était rendu compte que le document appartenait au groupe d'hommes, qui avait préparé l'assassinat du président, Gates l'avait détruit au prix de sa vie. Jusqu'à ce jour, la famille Gates, dont l'aventurier et chasseur de trésor Benjamin Gates, avait cru en cette histoire. Mais l'apparition des pages perdues du journal de Booth, qui implique clairement Thomas Gates comme un des cerveaux derrière le complot, ébranle sérieusement l'honneur de la famille. Pour rétablir la réputation de son ancêtre, il ne reste plus à Benjamin Gates que de trouver le trésor caché.
Critique de Tootpadu
Et c'est reparti pour un tour d'aventures librement inspirées de l'Histoire américaine, sans que cette révendication scientifique n'ait d'autre but que d'apporter une légitimité factice aux inepties du scénario. Car le cachet historique de cette série de films ne va jamais plus loin que les événements suffisamment connus du grand public pour constituer une référence facilement identifiable, et assez reculés dans le temps pour ne pas soulever la moindre controverse. En effet, l'absence de prise de position compromettante va jusqu'à la confirmation du président comme un homme d'honneur ici, alors que l'actuel occupant de la Maison blanche est tout sauf cela.
Mais on ne va pas non plus trop en demander à un divertissement conçu pour les masses, issu de la production Bruckheimer et distribué par Disney. Sauf que le film pèche également sur ce point-là. L'intrigue est en effet passablement débile, notamment du côté de la motivation des personnages, qui devient de plus en plus risible. Alors que les péripéties de la quête finale renouent temporairement avec une esthétique d'Indiana Jones pas trop déplaisante, la plupart des scènes d'action ne nous ont point excités. Et la principale lacune du scénario réside en la nature caricaturale et presque pitoyable du méchant, qui passe sans ménagement de la détermination de mercenaire à la reconnaissance larmoyante de son échec.
Espérons donc, que la distribution très prestigieuse s'est fait royalement payer pour apparaître dans un navet d'une facture aussi insipide. En dehors de leur nom et d'un jeu fade, Nicolas Cage, Diane Krüger, Jon Voight, Helen Mirren, Ed Harris, Harvey Keitel et Bruce Greenwood n'apportent strictement rien au film.
Vu le 18 février 2008, à l'UGC Ciné Cité Bercy, Salle 31, en VO