Faites une recherche dans notre base de données de 2413 films!
DOSSIERS SPÉCIAUX

17ème Festival International
du Film Fantastique
Gérardmer 2010

35ème Festival du cinéma américain
Deauville 2009

Interview exclusive Ronald Bronstein

2289 CRITIQUES DE TOOTPADU
Ses dernières critiques
   Dream
   Ander
Ses coups de coeur
   Tatarak
   Lebanon
Ses 5 films préférés

497 CRITIQUES DE MULDER
Ses dernières critiques
Ses coups de coeur
Ses 5 films préférés
   Avatar
   Wall-E
NOUVELLES RÉCENTES

Toutes les nouvelles récentes
GARDEZ UN OEIL SUR NOUS

Suivez-nous sur Twitter!
Suivez-nous sur twitter

Recevez nos critiques de films Critiques de films
Recevez nos éditoriaux Éditoriaux
Recevez nos nouvelles du cinéma Nouvelles du cinéma
Chapitre 27 | Note générale: 2.5
Chapitre 27

Chapitre 27

Au début du mois de décembre 1980, Mark David Chapman se rend une deuxième fois à New York pour rencontrer son idole John Lennon. Il aquiert le dernier album du chanteur pacifiste, dans l'espoir de le faire signer par l'artiste. Et il rachète un exemplaire de son livre phare, "L'attrape-coeurs" de J.D. Salinger. Chapman attend pendant trois jours devant l'immeuble Dakota, jusqu'à ce qu'il rencontre l'ancien membre des Beatles. Pendant ce temps, le futur assassin de Lennon revient sans cesse dans son esprit sur son plan de débarrasser l'humanité de l'homme idolâtré qu'il considère comme un imposteur.
Note générale
2.5
Sortie: 2008-04-23 | Durée: 84 minutes
Réalisateur: J.P. Schaefer
Genre: Drame psychologique

Critique de Tootpadu

Qu'est-ce qui a bien pu se passer dans la tête de l'homme qui a abattu John Lennon de cinq balles, un soir froid de décembre il y a plus d'un quart de siècle ? A cette question ni pressante, ni particulièrement intéressante, ce premier film cherche un peu vainement une réponse impossible. S'il faut croire l'aperçu très partiel que Chapitre 27 fournit de l'état psychologique de Mark David Chapman, c'est un homme profondément perturbé et complexé qui a perpétré le dernier attentat américain marquant du XXème siècle.
Par son style morcelé, qui cadre souvent différentes parties du corps du futur meurtrier, Jarrett Schaefer tente d'explorer les agissements psychologiques de son protagoniste pitoyable. Enclin aux irruptions de colère et au jugement névrosé, Chapman évolue dans un monde auquel personne d'autre que lui n'a accès. Certes, il lui faut des témoins pour sa folie, comme le photographe ou Jude, mais il reste constamment à l'écart, tel un être humain malheureux qui devient antipathique par sa volonté excessive de s'intégrer malgré tout. Même sans la finalité dramatique du film, qui est annoncée dès le début par le biais d'un extrait de la conférence de presse qui suivait l'arrestation de l'assassin, cet homme inspire d'emblée la méfiance et le malaise.
Cette appréhension viscérale est avant tout à mettre au crédit de Jared Leto, qui aurait gagné plus de trente kilos pour ce rôle. La transformation est en effet bluffante, mais elle se dégrade un peu trop rapidement en un gadget visuel sans chair. Comme souvent dans ce cas de prise de poids excessif, l'acteur ne disparaît pas derrière son corps aux formes inhabituelles. Le changement morphologique est au contraire mis en avant, comme si Leto dans ce film-ci méritait toute notre appréciation parce qu'il affiche sans gêne un corps déformé par une nutrition déséquilibrée. Ainsi, l'exploit d'un régime riche en calories éclipse toujours, au moins sournoisement, la présence même du personnage, dans tout son mal être existentiel.
Finalement et malgré tous ses efforts d'authenticité, ce film se perd quelque part entre le constat psychologique un peu trop facile (cf. l'emploi récurrent de la voix off pour évoquer les doutes de Chapman), la reconstitution historique à l'esthétique trop alambiquée, et surtout, un numéro d'acteur qui impressionne plus par son tour de force physique, que par sa subtilité mentale.

Vu le 11 mars 2008, au Metro, en VO

Haut de page