Semi-pro
Grâce au succès national d'une de ses chansons, l'entreprenant Jackie Moon a pu acquérir l'équipe semi-professionnelle de Flint, les "Michigan Tropics", qui évolue très modestement dans la ligue de basket parallèle. Lorsqu'en 1976, les professionnels de la NBA veulent fusionner avec l'American Basketball Association, Moon croit voir son rêve devenir réalité. Sauf que seules les quatre meilleures équipes au classement auront le droit d'entrer dans la cour des grands. Pour réveiller ses joueurs, qui sommeillent au fin fond de la ligue, Moon engage Monix, un professionnel en fin de carrière, qui n'accepte l'offre que pour retrouver Lynn, la flamme de sa jeunesse. Et pour satisfaire aux exigences de fréquentation de la part du commissaire de la ligue, Moon invente des promotions de plus en plus extravagantes, qui n'ont plus grand-chose à voir avec l'esprit du sport.
Critique de Tootpadu
Will Ferrell ne nous fait définitivement pas rire ! A force de se prendre pour le roi atypique, mais prétendument irrésistible, du sport au cinéma, comme le laissent croire ses derniers films sur le patinage artistique ou les courses de voiture, Ferrell finira tôt ou tard comme une caricature de lui-même. Le début de la fin de la carrière du comédien a peut-être déjà commencé, puisque
Semi-pro est loin d'avoir été un succès au box-office américain et qu'il ne s'en sort guère mieux en France. Rien d'étonnant à cela, en vue du protagoniste veule que Will Ferrell campe une fois de plus ici, tellement inconsistant que le scénario préfère s'intéresser à autre chose.
Les blagues ennuyeuses sur le vomissement mises à part, le scénario déçoit surtout par un éparpillement excessif. En partant dans tous les sens, des ébats amoureux du joueur sur le retour aux ambitions du jeune doué, en passant par des spectacles de plus en plus aberrants, l'histoire n'arrive guère à se mettre d'accord sur son fil conducteur. Par conséquent, les rares sursauts d'humour prévisibles, mais passablement hilarants (la partie de roulette russe autour de la table de poker), la petite émotion provoquée par l'élan populaire et quelques répliques gentiment graveleuse, se perdent mollement dans un ton général marqué surtout par les fautes de goût. Les nombreuses idées qui tombent à plat (les déguisements animaliers de l'équipe, la visite céleste de Moon, le mari obsédé plus par son idole que par sa femme) sont ainsi symptomatiques de l'humour selon Will Ferrell très pénible, qui est probablement plus adapté à un public américain peu regardant, et encore ...
Vu le 16 mai 2008, au MK2 Bibliothèque, Salle 4, en VO