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Hawk is dying - Dressé pour vivre (The) | Note générale: 2
Hawk is dying - Dressé pour vivre (The)

Hawk is dying - Dressé pour vivre (The)

George Gattling vit avec sa soeur Precious et le fils autiste de celle-ci à Gainsville, en Floride. Sa seule passion est le dressage de faucons, un passe-temps pour lequel il n'est guère doué, puisque tous les rapaces qu'il a capturés jusqu'à présent sont morts affamés. Mais George est décidé de devenir un véritable fauconnier, grâce au nouvel oiseau qu'il attache dans son jardin.
Note générale
2
Sortie: 2008-07-09 | Durée: 106 minutes
Réalisateur: Julian Goldberger
Genre: Drame

Critique de Tootpadu

L'obstination ne compte pas vraiment parmi les traits de caractère humains les plus recommandables. Si elle se manifeste en plus au détriment de l'espèce animale, il vaut mieux avoir de bonnes raisons pour explorer un tel entêtement. Hélas, ce film au parcours d'exploitation typiquement estival, c'est-à-dire sorti des étagères pour le soumettre au public peu regardant de la saison chaude, ne justifie pas l'acharnement parfois grotesque avec lequel le protagoniste traite le faucon, qui perd en captivité beaucoup de sa superbe. Le comportement fortement névrosé de George ne produit que de l'agacement et une perte inutile de nerfs, là où son apprentissage personnel était sans doute censé permettre une plongée dans la psychologie humaine.
Les éléments misérables ne manquent ainsi pas dans ce deuxième film oppressant. La seule issue d'une vie frustrante paraît être l'apprivoisement du faucon. Mais cet acte, dans tout ce qu'il a de cruel, d'incongru et d'anachronique, ne fait qu'enfoncer le personnage principal encore un peu plus dans son isolement et sa solitude hystérique, bien plus handicapante que l'autisme de son neveu. A la fin de son périple passablement grotesque se trouve certes la création d'un lien avec l'animal. Mais arriver à si peu, d'une façon aussi prévisible et pénible, ne récompense pas pour les nombreux égarements scénaristiques, qui ont précédé.
De cette histoire convulsive, le réalisateur Julian Goldberger ne réussit pas à tirer grand-chose. Sa mise en scène peu plaisante et plastiquement quelconque ne cherche guère à mettre en ordre le comportement obsessionnel de George. Et sa direction d'acteurs quasiment inexistante permet à des comédiens aussi enclins à la grandiloquence que Paul Giamatti, Michelle Williams et Rusty Schwimmer, de fournir des interprétations tournant en roue libre. Au moins, Michael Pitt n'en fait pas des tonnes, dans le rôle de l'adolescent handicapé mental. Mais son personnage est aussi inconsistant que les autres, tout comme ce film agaçant dans son ensemble !

Vu le 26 juin 2008, au Lincoln, Salle 3, en VO

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