Dents de la nuit (Les)
Sam est un fêtard invétéré. Avec ses deux copines Alice et Prune, il réussit à s'incruster, jour après jour, dans les soirées les plus branchées. Mais même Sam n'en croit pas ses yeux, lorsqu'il tombe sur une invitation à la prestigieuse Nuit Médicis, une véritable légende urbaine dont tout le monde a entendu parler, mais de laquelle personne n'est jamais revenu. Pour cause, comme Sam, Alice, Prune et les autres invités de marque doivent l'apprendre avec horreur : cette soirée sert de buffet à volonté à un groupe de vampires aux arguments particulièrement mordants.
Critique de Tootpadu
Il n'y a rien de plus consternant qu'un film, qui se croit investi d'un humour irrésistible, alors que ses vannes répétititves et débiles peinent à nous arracher le moindre sourire. Hélas,
Les Dents de la nuit, pas sans raison lâché en plein milieu d'été, compte parmi ceux-là. Encore plus pénible que le déjà pas fameux
Poltergay, cette comédie, qui n'en est point, s'évertue à enchaîner des blagues pitoyables, sur tout ce que l'humour français a de plus navrant.
Les blondes, les nains, les homos, les femmes, les politiciens, tout le monde passe à la casserole, sans la moindre valeur rédemptrice. Mais comme si la visée discriminatoire de l'humour n'était pas déjà suffisante, les réalisateurs et scénaristes se fourvoient en plus dans un style lourdement enjoué. Les transitions tapageuses et les références répétitives, comme le boulet qui se voit revivre un moment emblématique de
Titanic chaque fois qu'il rencontre une fille qui lui plaît, masquent ainsi pitoyablement une vacuité du scénario difficile à supporter ! Les films de vampires font rarement preuve d'une étoffe narrative épaisse, soit, mais de là à limiter l'action à une lutte hystérique pour la survie d'un groupe de personnages entièrement antipathique, c'est franchir un pas vers l'insignifiance filmique nullement recommandable !
Vu le 30 juin 2008, au Club Marbeuf