Shaolin basket
L'orphelin Shi-Jie a été recueilli dans une école d'arts martiaux. Grâce à l'enseignement des quatre maîtres de l'école, le jeune homme a acquis au fil du temps une agilité et une précision époustoufflantes. Mais son insolence lui vaut d'être expulsé de l'école. Désormais sans toit, ni but, il rencontre le vieux Chen-Li, qui remarque ses capacités exceptionnelles. Chen-Li devient l'agent du jeune homme, qu'il fait entrer dans l'équipe universitaire de basket.
Critique de Tootpadu
Son début un peu confus et sa conclusion trop sentimentale mis à part, cette suite très officieuse de
Shaolin soccer est un divertissement plaisant et vigoureux. Il n'opte en effet ni pour l'humour outrancier du film de Stephen Chow, ni pour le ton édifiant, qui caractérise parfois ce genre de conte sportif. En dépit de ses talents, le jeune héros n'est ainsi nullement un surhomme, mais juste un être humain avec ses doutes et ses rêves.
Ses prouesses sur le champ de bataille sportif ne détaignent pas sur les autres membres de l'équipe, au point d'en faire des sbires d'une pratique détournée des arts martiaux. Shi-Jie met plutôt son adresse au profit de l'effort collectif de son équipe, tout en respectant les capacités des autres meneurs de jeu. Alors que l'apport des arts martiaux dans
Shaolin soccer était crucial, tellement la condition initiale de l'équipe était minable, ici, le métissage des techniques se soumet à une logique collective, à moins de dégourdir l'action par le biais de quelques parenthèses divertissantes.
Ce qui ne signifie pas du tout que la narration du film connaîtrait des baisses de rythme. Détendu, spectaculaire et jamais tout à fait sérieux, le récit avance sans encombre sur la majeure partie centrale du film. Que ses deux extrémités soient un peu moins convaincantes, pourrait aussi être dû à des impératifs culturels guère préjudiciables. Car dans l'ensemble,
Shaolin basket n'a rien d'une suite opportuniste. Avec la jeune garde craquante des acteurs asiatiques en tête, il constitue au contraire un divertissement plus crédible et mesuré que les pitreries passablement pitoyables du film de Stephen Chow.
Vu le 15 juillet 2008, au Metro, en VO
Critique de Mulder
Voici le genre de film comique, attachant, et plein de bonnes idées, qui nous montre bien que les studios américains ne sont pas les seuls capables de nous proposer d’excellentes comédies. Ce pur produit de Hong Kong, une variation de
Shaolin soccer (le clin d’œil du titre est volontaire), est un film original, mélange de genres, du film de combat à la Jackie Chan au film sur le monde du sport. Ce film nous fait passer de l’émotion au rire tout au long et nous sommes prêts à voir sa suite, tellement il nous a permis de passer un agréable moment !
Nous retiendrons également la musique trépignante du film, qui accompagne les moments forts, comme les entrainements, et les matchs de basket.
Vu le 15 juillet 2008, au Metro, en VO