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Ricky | Note générale: 2.5
Ricky

Ricky

L'ouvrière Katie élève seule sa fille Lisa. Elle tombe amoureuse de son collègue Paco, qui emménage chez elle. Bientôt, la famille recomposée accueille un bébé qui portera le nom Ricky. Fatiguée de s'occuper exclusivement de ce dernier, Katie le confie à Paco lorsqu'elle reprend le travail après son congé de maternité. Mais elle le soupçonne de maltraiter leur fils, quand elle découvre des bleus sur le dos du petit. Paco la quitte alors et Katie se retrouve seule en charge de deux enfants, dont Ricky qui n'est apparemment pas un gamin comme les autres.
Note générale
2.5
Sortie: 2009-02-11 | Durée: 89 minutes
Réalisateur: François Ozon
Genre: Drame

Critique de Tootpadu

Les bébés anormaux ont décidément la cote en ce début d'année ! Après l'infame Grace de Paul Solet et son bébé sangsue, et L'Etrange histoire de Benjamin Button de David Fincher avec un bébé vieillard, voici le troisième rejeton de suite à qui la nature a joué un mauvais tour. Ricky, le bébé poulet, fait tache, tout comme ses prédécesseurs officieux, et son existence même met l'amour de sa mère et la tolérance sociale à l'épreuve. D'un point de vue qualitatif, si l'on peut comparer des oeuvres cinématographiques aussi diverses, Ricky se place très mollement au milieu, sans passion, ni distinction particulière.
Il faudra en effet se faire à l'idée que François Ozon est un réalisateur très inégal. Après des débuts enthousiasmants, il traverse désormais les genres avec un succès fort variable, qui nous réserve autant de surprises agréables que de déceptions ennuyeuses. Son dernier film appartient sans le moindre doute à la deuxième catégorie, tant l'histoire d'une famille modeste et ordinaire, qui est confrontée à un bébé exceptionnel, nous a laissés indifférents. Ozon n'arrive à tirer rien de palpitant du cadre morose de son récit. Et l'affection protectrice de la mère reste au même niveau de médiocrité que l'ensemble du film, à de rares sursauts hystériques ou, au contraire, pragmatiques près.
L'intrusion de François Ozon dans le milieu ouvrier, caractérisé par le travail à la chaîne et les cités lugubres, est au moins aussi fade que son approche de l'aristocratie anglaise dans son film précédent. Sa narration d'une linéarité vaguement décousue, à l'exception du prologue dispensable, est aussi quelconque que l'aspect visuel du film, morne et sans éclat.

Vu le 11 février 2009, à l'UGC Ciné Cité Bercy, Salle 11

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