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On the ice | Note générale: 2.75
On the ice

On the ice

Qalli et Aivaaq sont deux amis inséparables, qui vivent dans une petite ville sans histoires au nord de l’Alaska. Tandis que le premier s’apprête à partir prochainement pour commencer ses études, le deuxième vient d’apprendre que sa copine Uvlu est enceinte. Le lendemain d’une fête, ils sont censés partir sur la banquise pour chasser les phoques avec leur ami James. Or, Qalli part en retard. Quand il rejoint les deux autres, ceux-ci sont en train de se bagarrer violemment. En protégeant Aivaaq, Qalli tue James sans le vouloir. Les deux amis décident alors de faire disparaître le corps et de raconter au village qu’il s’agit d’un simple accident.
Note générale
2.75
Sortie: 2011-12-14 | Durée: 96 minutes
Réalisateur: Andrew Okpeaha MacLean
Genre: Thriller

Critique de Tootpadu

Nous avons depuis longtemps un faible pour les décors enneigés et les histoires toujours un peu décalées qui s’y déroulent, comme récemment Happy happy de Anne Sewitsky et Very cold trip de Dome Karukoski ou bien dans un passé hélas plus lointain les coups astucieux de contre-programmation estivale de films islandais. Dès le début, le premier film de Andrew Okpeaha MacLean s’emploie à planter l’intrigue dans la communauté des Iñupiat, le peuple indigène d’Alaska. Mais rapidement, ce typage culturel perd en importance, pour laisser la place à des considérations plus universelles. Les origines du réalisateur et des personnages deviennent même carrément secondaires, une fois que le récit a déployé toute sa vigueur.
Car avant d’être une aventure glaciale, On the ice est un remarquable thriller sur le douloureux passage à l’âge adulte, et les responsabilités qui l’accompagnent. Le poids moral qui pèse sur les deux personnages principaux s’y articule surtout à travers le ressenti de leur propre culpabilité, pendant que leurs proches s’accommodent d’une façon forcément intéressée de la disparition subite et douteuse de James. Les remords de Qalli – un jeune adulte qui serait presque ennuyeux dans la sagesse de ses choix jusqu’à ce que le moment tragique remette tout en question – fournissent une base de réflexion plus que suffisante, autour de laquelle les autres personnages et leurs imperfections gravitent. La narration s’investit surtout dans la création d’une chose aussi rare et délicate que l’âme du film, au détriment des aspects plus bêtement policiers d’une enquête qui progresse principalement grâce à la méfiance mêlée de sentiments plus partiaux de la part du père de Qalli.
Même si les deux jeunes comédiens principaux sont entièrement crédibles dans le rôle d’adolescents qui doivent devenir des hommes par la faute d’un acte irréfléchi, c’est surtout Teddy Kyle Smith dans celui d’Egasak, la seule figure paternelle capable de deviner l’étendue de cette affaire, qui nous a subjugués. Entre les exigences de ses principes moraux et l’attachement à son fils, son interprétation atteint une justesse de ton qui vaut pour l’ensemble de ce film à peine entaché par une conclusion pas entièrement satisfaisante.

Vu le 4 septembre 2011, au C.I.D., Deauville, en VO

Critique de Mulder

Un premier film indépendant est assez difficile à critiquer dans le sens que la plupart du temps, il s'agit d'ébauches d'idées ou d'oeuvres dont le budget trop restrein empêche le réalisateur d'aller jusqu'au bout de ses idées.

Seul le cadre de l'histoire (en plein désert arctique) est original et fait le charme de ce petit film. Le reste est une simple histoire de meutre accidentel, de relations entre différents individus d'un même village isolé.

Ce film ne restera pas comme un classique du genre ni n'imposera son réalisateur, fort sympathique au demeurant, comme un futur grand dont la carrière sera à suivre de près. Il ne suffit pas de planter sa caméra dans un lieu atypique et filmer sans originalité une histoire simple pour attirer l'attention d'un public.

Rares sont les premiers films qui imposent d'emblée de jeunes réalisateurs mais le festival de Deauville est le tremplin parfait pour eux pour se faire un nom.

Vu le 4 septembre 2011, au C.I.D., Deauville, en VO

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