Faites une recherche dans notre base de données de 3322 films!

Jeudi 23 Mai 2013
DOSSIERS SPÉCIAUX

Dossiers Spéciaux
Consulter les conférences de presse festivals et entretiens couverts
par Mulderville.net

3172 CRITIQUES DE TOOTPADU
Ses dernières critiques
Ses coups de coeur
Ses 5 films préférés

717 CRITIQUES DE MULDER
Ses dernières critiques
Ses coups de coeur
Ses 5 films préférés
   Ted
   Avatar
   Wall-E
NOUVELLES RÉCENTES

Toutes les nouvelles récentes
GARDEZ UN OEIL SUR NOUS


Recevez nos critiques de films Critiques de films
Recevez nos éditoriaux Éditoriaux
Recevez nos nouvelles du cinéma Nouvelles du cinéma
Superstar | Note générale: 2.5
Superstar

Superstar

Martin Kazinski, un homme ordinaire, la quarantaine et célibataire, ne sait pas ce qui lui arrive. Tout le monde le reconnaît subitement dans le métro. Les gens lui courent après pour le prendre en photo ou lui demander un autographe. Afin de comprendre le pourquoi de cette célébrité instantanée, Kazinski accepte de participer à l’émission de télévision pour laquelle travaille la journaliste Fleur Arnaud.
Note générale
2.5
Sortie: 2012-08-29 | Durée: 113 minutes
Réalisateur: Xavier Giannoli
Genre: Satire

Critique de Tootpadu

Le synopsis officiel du cinquième film du réalisateur Xavier Giannoli ne consiste qu’en une seule phrase. Et au fond, il n’y a pas vraiment plus à savoir ou à dire sur ce passage au crible assez inégal de notre société hautement médiatisée. Un homme qui ne veut pas être célèbre le devient d’un instant à l’autre, sans que cette notoriété ne soit justifiée ou expliquée de quelque manière que ce soit. En restant ainsi dans le vague et en dénonçant les symptômes d’une culture superficielle à défaut de chercher les causes pour le culte du bling-bling, Superstar ressemble à une coquille vide à l’intérieur, à un cheval de Troie plutôt adroitement introduit dans notre conscience de spectateur, duquel ne descend aucune armée de petits observateurs perspicaces et cinglants, qui procéderaient à un démontage en règle de l’information artificielle véhiculée par la plupart des médias.
Néanmoins, tout n’est pas à jeter dans cette satire, qui a toujours du retard sur le magistral Network de Sidney Lumet, qui est pourtant de trente-cinq ans son aîné. A commencer par la référence directe qu’elle y fait à travers ce coup de gueule qui devient un phénomène de société ou les différentes tentatives de récupération auxquelles les responsables de la chaîne de télé s’adonnent sans scrupules. Au détail près que la mise en scène de Xavier Giannoli n’atteint point l’ironie jubilatoire du pétage de plomb de Howard Beale et que, d’un point de vue formel, cette séquence ressemble davantage à la publicité récente d’un opérateur de téléphonie mobile pour un forfait jeune. De même, l’euphorie suscitée par l’entrée en la matière, qui aurait dû déclencher un retour en arrière conséquent, retombe trop vite, surtout parce que le scénario ne daigne finalement pas nous fournir de révélation quant aux raisons du plébiscite de cet homme réellement banal.
Le reste est encore moins édifiant, puisque ni l’histoire d’amour, improbable au point de devenir ridicule, ni la mise au pilori des réseaux sociaux virtuels ne servent à rendre le récit plus pertinent. Elles contribuent au contraire à discréditer les quelques intentions exemplaires d’une histoire sur les dérives de la course à la célébrité à tout prix. Sauf que l’exagération de la modestie et du désintéressement du protagoniste, un Kad Merad qui n’a jamais été plus gris et quelconque – ce qui convient en fin de compte très bien à son rôle –, poussent cette thématique vers une autre forme d’excès : vers le genre de vacuité suprême qui risque de tourner vite en rond.

Vu le 24 juillet 2012, au Club 13

Haut de page