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Q : Ma question s’adresse à Jonathan Rhys-Meyers et John Travolta. J’aimerais savoir ce qui vous a motivé pour faire ce film au-delà du scénario, et quels souvenirs avez-vous des premiers contacts avec Luc Besson ?
John Travolta : Bonjour à vous. J’ai d’abord reçu le scénario. Vous savez, lorsqu’un acteur américain reçoit un scénario signé Luc Besson, croyez-moi, on le regarde très attentivement. Je l’ai lu, je connaissais le travail de Pierre Morel, dont j’ai vu Taken, qui est un film fantastique. J’ai donc décidé de les rencontrer tous les deux et lorsqu’ils m’ont fait la description de ce projet, qu’ils m’ont parlé de l’expérience formidable que cela serait de travailler en France, ils m’ont également parlé d’un très bon acteur anglais que je connaissais, Jonathan Rhys-Meyers. Je me suis dit que l’alchimie allait fonctionner et cela va être une expérience merveilleuse et je dois dire que j’ai été très honoré de faire partie d’une telle équipe. Jonathan Rhys-Meyers : J’ai reçu le scénario de Luc chez moi à Londres. Je l’ai vraiment dévoré en 35 minutes. Cette vitesse là correspondait au rythme effréné que je savais que le film aurait. Je savais que Luc et Virginie faisaient partie de l’aventure comme productrice, que Pierre Morel allait être le réalisateur et je savais que John Travolta allait être mon partenaire et tout cela rendait le projet pour un jeune acteur tel que moi extrêmement attrayant. En plus, ce qui m’intéressait dans ce personnage c’est qu’il demandait une certaine forme de naïveté. Je pouvais enfin être manipulé et non manipulateur. Je savais que le parcours incroyable de ce personnage et le choc du voyage quand il découvre John, je savais que ce même choc le public allait le vivre en découvrant ce film. Quand je voyais Charlie Watts faire tout cela, et bien j’avais le même élément de surprise incroyable et d’amusement incroyable que le public aurait et parfois je me retrouvais entrain de sourire tout seul en le voyant faire et j’avais en moi, en qualité d’acteur, la même joie qu’aurait le public en découvrant ces personnages.
Q : J’ai une question pour Pierre Morel et Luc Besson : j’aimerais savoir comment c’est fait le choix du duo John Travolta / Jonathan Rhys-Meyers ?
Luc Besson : Généralement, quand on écrit un script, on se dit soyons fou, imaginons que tout est permis et on se pose la question de savoir quel serait le plus beau duo d’acteurs. On a donc pensé à John très tôt et à Jonathan très tôt également. On s’est donc dit que l’on allait essayer. Qui ne tente rien ... On a eu beaucoup de chance qu’ils acceptent.
Q : Question pour Luc Besson : j’aimerais savoir comment vous est venu ce titre ? Est-ce un clin d’œil au film From Russia with Love ?
Besson : Vous avez raison de citer ce film. Le titre de ce film est bien un clin d’œil évident à From Russia with Love. J’adorais ce titre qui avait un titre de carte postale et ce qui m’a amusé en fait, c’est la contradiction totale. Lorsque John arrive pour passer en gros un week-end à Paris, il finit en réalité par détruire la ville entière.
Q : Question pour John Tavolta : j’aimerais savoir comment vous vous êtes préparé pour ce rôle, ce fameux look ?
Travolta : Au départ, concernant ce look, Pierre et moi avons regardé différentes choses et en particulier les magazines comme « Soldiers of Fortune », ces magazines de mercenaires et on a remarqué que tous ces hommes avec leur artillerie lourde, et bien, ils avaient souvent ce look : ils étaient rasés, avaient des écharpes, des fringues assez incroyables et on s’est dit avec Pierre, si cela ne serait pas intéressant de s’en inspirer. On a donc voulu le montrer à Luc pour avoir son opinion et savoir si ce n’était pas trop extrême. On s’est amusé avec Adobe Photoshop à dessiner des choses et des looks et finalement tous les trois, Luc, Pierre et moi-même avons décidé que cela allait être certes un look extrême, mais cela serait en même temps un contraste formidable avec le personnage joué par Jonathan, qui a lui au contraire ce look James Bond.
Besson : En fait, John est fort modeste, parce que dans la plupart des personnages qu’il a interprétés à l’écran, je pense en particulier à Pulp fiction et bien d’autres, il a eu à chaque fois le talent de trouver des looks particuliers à ces personnages. John est venu avec pas mal de propositions et c’est ainsi qu’il a été très facile de trouver le look final en quelque sorte.
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