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        <title>Mulderville.net - RSS - Critiques de film</title>
        <description>Critiques de films et nouvelles du cinéma</description>
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        <lastBuildDate>Sun, 07 Sep 2008 11:49:07 +0100</lastBuildDate>
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            <title>Mulderville.net</title>
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            <description>Critiques de films et nouvelles du cinéma</description>
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            <title>Blindness par tootpadu</title>
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            <description>2008-09-03 21:51:57&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://mulderville.net/images/films/2078.jpg&quot; alt=&quot;Blindness&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Présenté en compétition et en tant que film d'ouverture au dernier festival de Cannes, où il avait rencontré un accueil très froid, ce nouveau film de Fernando Meirelles (&lt;i&gt;La Cité de Dieu&lt;/i&gt;) met à nu l'équilibre fragile de toute civilisation. Confrontés à une situation pas loin d'être catastrophique, qui met surtout en question leurs acquis les plus essentiels, les personnages ne résistent pas longtemps à une dérive hygiénique, qui s'attaque ensuite aux valeurs morales. Cette adaptation d'un roman de José Saramago ne se fait guère d'illusions sur la précarité de la vie pacifique en communauté, même si elle ne se donne pas forcément les moyens d'aller jusqu'au bout de ses aspirations nihilistes.&lt;BR&gt;
En dépit de son cachet littéraire, &lt;i&gt;Blindness&lt;/i&gt; n'est en fin de compte pas plus qu'un énième conte apocalyptique, comme le cinéma hollywoodien nous en propose régulièrement depuis un certain temps. Ces épopées sur la destruction de l'humanité ont en quelque sorte pris la relève de la frénésie de la fin du monde des films des dernières années du millénaire passé. Apparenté aux &lt;a href=&quot;http://www.mulderville.net/index.php?p=11&amp;ID=1864&amp;IDfiche=1864&amp;Contenu=1864&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;The Mist&lt;/a&gt; de Frank Darabont et &lt;a href=&quot;http://www.mulderville.net/index.php?p=11&amp;ID=1820&amp;IDfiche=1820&amp;Contenu=1820&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Je suis une légende&lt;/a&gt; de Francis Lawrence, ainsi qu'à &lt;a href=&quot;http://www.mulderville.net/index.php?p=11&amp;ID=851&amp;IDfiche=851&amp;Contenu=851&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;28 jours plus tard&lt;/a&gt; de Danny Boyle ou encore &lt;a href=&quot;http://www.mulderville.net/index.php?p=11&amp;ID=1738&amp;IDfiche=1738&amp;Contenu=1738&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Invasion&lt;/a&gt; de Oliver Hirschbiegel, ce film-ci suit sans broncher la trajectoire scénaristique, tracée d'une manière ou d'une autre par ses prédécesseurs dans le genre. Cette fidélité va jusqu'à un attachement un peu trop sage envers une structure en trois actes, qui désamorce le constat social amer de la partie centrale avec un peu trop de nonchalance, au cours d'une conclusion empreinte d'une lueur d'espoir qui sonne faux.&lt;BR&gt;
Cependant, la lacune principale du film est son incapacité, surtout du point de vue de la mise en scène, de tirer profit de la cécité quasiment générale des personnages. Très inégal dans son traitement stylistique de ce handicap, qui touche le cinéma, l'art visuel par excellence, droit au coeur, Fernando Meirelles patauge désagréablement dans des choix esthétiques point assumés. Au lieu d'innover dans la perturbation de la perception visuelle des spectateurs, rendue a priori possible, voire impérative, par le décalage entre le seul personnage voyant et un monde d'aveugles qui sombre dans le chaos et la décadence, la réalisation bredouille sans grande conviction entre quelques champs bouchés ou décadrés et des passages au blanc arbitraires.&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;
Vu le 3 septembre 2008, à la Salle Pathé Lamennais, en VO&lt;BR&gt;</description>
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            <title>En construccion par tootpadu</title>
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            <description>2008-09-03 16:11:56&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://mulderville.net/images/films/2077.jpg&quot; alt=&quot;En construccion&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;</description>
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            <title>Max la menace par tootpadu</title>
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            <description>2008-09-02 21:04:00&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://mulderville.net/images/films/2076.jpg&quot; alt=&quot;Max la menace&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le logo détourné de la Warner au début de cette comédie pas drôle avait éveillé notre appréhension de devoir assister à l'adaptation estivale d'une série de télé aussi ratée que &lt;i&gt;Wild Wild West&lt;/i&gt; de Barry Sonnenfeld. Que les dégâts restent finalement limités est principalement dû au manque d'envergure du projet, trop insignifiant pour vraiment s'en offusquer, et aux seconds rôles gâchés, mais néanmoins tenus par des acteurs qui nous sont chers (Dwayne Johnson, Alan Arkin et Terence Stamp). Et s'il était tombé entre des mains moins maladroites que celles du tâcheron Peter Segal, à l'origine de l'affreux &lt;i&gt;Self-control&lt;/i&gt;, le scénario léger et conventionnel, mais pas forcément bête, aurait éventuellement pu être à peu près divertissant.&lt;BR&gt;
&lt;i&gt;Max la menace&lt;/i&gt; ravive la série des années 1960 sans verve, ni esprit. Le personnage principal, plus inclassable qu'antipathique, s'embarque dans une mission, dont la complexité le dépasse aisément. Mais grâce à la collaboration de sa partenaire, il accomplit les différentes épreuves avec une nonchalance qui borde à l'inconscience. Maxwell Smart est un as de la déduction et il se débrouille pas trop mal en arts martiaux et manipulation psychologique de ses adversaires. D'où notre étonnement face à l'inconsistance du rôle, tel qu'il est développé dans le film. Steve Carell n'a évidemment pas le profil d'un James Bond, mais l'ironie avec laquelle il aborde son personnage est quelque peu démenti par les accès de maladresse hystérique, qui le mettent régulièrement dans le pétrin. Un traitement tout aussi bancal est appliqué à ses comparses, qui répondent à la volonté d'un scénario en quête de blagues navrantes et de clichés laborieusement détournés.&lt;BR&gt;
Tous ces manquements ne peseraient pas aussi lourds, si la mise en scène les compensait par un minimum d'adresse. A notre plus grande consternation, c'est justement dans les scènes clefs du film que Peter Segal rate impardonnablement le coche. Que ce soit la compétition de danse ou l'affrontement final tout-terrain, l'absence de style et de rythme de la part du réalisateur s'y manifeste au point de nous faire grincer des dents.&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;
Vu le 2 septembre 2008, à la Salle Warner, en VO&lt;BR&gt;</description>
            <guid>http://mulderville.net/index.php?p=11&amp;ID=2076&amp;IDfiche=2076&amp;Contenu=2076</guid>
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            <title>Mirrors par tootpadu</title>
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            <description>2008-09-01 19:21:25&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://mulderville.net/images/films/2075.jpg&quot; alt=&quot;Mirrors&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec son deuxième film hollywoodien, après l'intense &lt;a href=&quot;http://www.mulderville.net/index.php?p=11&amp;ID=1389&amp;IDfiche=1389&amp;Contenu=1389&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;La Colline a des yeux&lt;/a&gt;, Alexandre Aja confirme son talent incontestable dans l'exploration du film d'horreur. Cette histoire d'un homme possédé par une force surnaturelle maléfique ne tiendrait a priori nullement debout. Mais grâce à la mise en scène tendue et à l'oeil irréprochable d'Aja, son film nous plonge dans l'horreur avec une assurance très appréciable.&lt;BR&gt;
Le scénario, écrit par le réalisateur et son fidèle collaborateur Grégory Levasseur, ne s'intéresse guère à ce qui est vraisemblable, mais aux détails qui maintiennent finement la tension, jusqu'à la conclusion en accord avec le ton plutôt désespéré du film. Les quelques lacunes logiques et le dénouement joyeusement pompeux ne détournent ainsi guère notre attention d'une intrigue étonnamment solide, pour un film de genre américain, qui ne paie pas de mine, à première vue. A condition de ne pas trop interroger la validité de la menace et la réaction immédiatement paniquée de notre héros, qui ne manque pourtant jamais de courage, vous passerez deux heures plutôt terrifiantes en présence de &lt;i&gt;Mirrors&lt;/i&gt; !&lt;BR&gt;
Alexandre Aja mène en effet son récit avec une telle élégance et un tel sens exemplaire de la composition visuelle et de l'implication des décors et de la bande son, qu'on ne peut être que séduit par le spectacle. Contrairement à d'autres films du genre, aux scénarios tout aussi abracadabrants, &lt;i&gt;Mirrors&lt;/i&gt; ne laisse jamais la surenchère esthétique prendre le dessus, et exposer par la même occasion les faiblesses du scénario. Il doit bien sûr être permis de douter du sérieux des méthodes meurtrières de la menace. Mais cette grandiloquence sanguinaire s'inscrit sans accroc dans le concept narratif global d'Alexandre Aja, un des trop rares réalisateurs contemporains à maîtriser parfaitement la création de l'horreur, basée sur un matériel presque indigne d'une telle virtuosité modeste.&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;
Vu le 1er septembre 2008, au Club de l'Etoile, en VO&lt;BR&gt;</description>
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            <title>Des trous dans la tête ! par tootpadu</title>
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            <description>2008-09-01 19:20:55&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://mulderville.net/images/films/2074.jpg&quot; alt=&quot;Des trous dans la tête !&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guy Maddin continue de se positionner très loin des courants grand public du cinéma contemporain. La lourde charge esthétique de ce film s'inspire une fois de plus, comme dans &lt;a href=&quot;http://www.mulderville.net/index.php?p=11&amp;ID=1261&amp;IDfiche=1261&amp;Contenu=1261&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;The Saddest Music in the World&lt;/a&gt;, du cinéma muet. Sauf que Maddin pousse la surenchère formelle encore un peu plus loin ici, en contant l'histoire tortueuse d'une enfance qui ne l'est pas moins à la manière des films du début du Septième art. Dans ce dispositif du seul accompagnement de l'intrigue par une voix off, de la musique et des effets sonores prononcés, qui seront repris lors de quelques représentations ponctuelles en direct lors de la sortie, réside l'intérêt principal de ce film aussi opaque et déroutant que tout ce que nous avons pu voir de Guy Maddin jusqu'à présent.&lt;BR&gt;
Si ce n'était pour la narration fascinante, relayée par la voix grave et sensuelle d'Isabella Rossellini, nous aurions décroché bien plus tôt de ces souvenirs d'enfance alambiqués. Le découpage trop travaillé, qui s'approprie les imperfections techniques de la projection du cinéma muet pour une stylisation poussive, et le récit divisé en une série interminable de chapitres mettent en effet notre patience et notre capacité de concentration à rude épreuve.&lt;BR&gt;
Au mieux, on pourrait voir en ce film exigeant, surtout en termes visuelles et de montage, la gestation d'une approche artistiquement très personnelle de la narration filmique par Guy Maddin. Ou au pire, ce serait la poursuite d'un entêtement esthétique réservé à une minorité d'initiés patients et ouverts aux expériences inédites.&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;
Vu le 28 août 2008, au Club Publicis, en VO&lt;BR&gt;</description>
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            <title>Chute du Faucon noir (La) par tootpadu</title>
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            <description>2008-08-28 22:40:47&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://mulderville.net/images/films/57.jpg&quot; alt=&quot;Chute du Faucon noir (La)&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pratiquement treize ans, jour pour jour, après les événements dépeints dans ce film, celui-ci résonne particulièrement fort pour des raisons difficiles à imaginer lors de sa sortie. En pleine post-production au mois de septembre fatidique et présenté à peine trois mois après au public américain, ce film de guerre dur et éprouvant a dû paraître à l'époque comme le symbole expiatoire d'une nation sous le choc. D'où probablement son succès commercial et sa consécration par deux Oscars, qui constituaient une façon de célébrer une certaine image de l'Amérique unie face à l'épreuve.&lt;BR&gt;
Cinq ans et deux guerres meurtrières et sans solution plus tard, &lt;i&gt;La Chute du Faucon noir&lt;/i&gt; a encore gagné en pertinence pour des raisons que peu de gens auraient osé imaginer en 2001. Il est en effet impossible de ne pas voir, rétrospectivement, des parallèles flagrantes entre la mission périlleuse et peu glorieuse du film et ce qui se passe chaque jour sur le théâtre de guerre réelle en Irak et Afghanistan. Sauf que l'horreur ponctuelle de la fiction basée sur des événements de l'histoire récente constitue au mieux un aperçu poignant de la situation inextricable et mortelle dans laquelle évoluent au quotidien des milliers de soldats américains dans ces deux pays en crise.&lt;BR&gt;
Le cinéma n'a pas la force d'influencer directement l'Histoire, mais l'effet prémonitoire de ce film en particulier est assez étonnant. Selon la légende, le président Nixon était un admirateur de &lt;a href=&quot;http://www.mulderville.net/index2.php?ID=151&amp;IDfiche=151&amp;Contenu=151&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Patton&lt;/a&gt;, une épopée guerrière qui l'aurait renforcé dans sa décision de bombarder le Cambodge. Et si l'occupant de la Maison blanche de l'époque, qui y campe hélas toujours, était passé à côté de cette mise en garde contre l'ingérence dans des pays étrangers aux conflits trop complexes pour les tactiques musclées des Américains ? Ou pire encore, s'il avait mal compris le scénario plutôt lucide pour s'imaginer en libérateur fictif et auto-proclamé d'une menace fourbe et intangible ? Le mystère demeurera bien sûr toujours sur cette hypothèse, mais les ressemblances sont vraiment trop frappantes pour ne pas y soupçonner un lien.&lt;BR&gt;
Assez maintenant des suppositions extra-filmiques qui s'appliquent ici avec une exactitude comparable à l'affaire Lewinsky et la satire &lt;i&gt;Des hommes d'influence&lt;/i&gt;. Car techniquement, le film est pratiquement irréprochable, un exemple supplémentaire de l'excellence du style de Ridley Scott. Le travail énorme entrepris sur la photo, le montage et le son ne se met ainsi jamais trop en avant, pour donner une vision chaotique de la guerre. De même, la distribution très solide s'efforce de rendre dignement hommage aux soldats tués pendant l'opération. Que l'accent du film repose sur le point de vue américain est logique, par contre la déshumanisation de l'ennemi somalien prend de temps en temps un caractère exagéré. Les quelques discours des responsables africains figurent ainsi comme des alibis d'une couverture équitable du conflit. Mais ils ne valent pas grand-chose face à la réplique révélatrice du général Garrison qui affirme que la situation en Somalie est plus complexe qu'en Irak. Que le monde a changé depuis ...&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;
Revu le 28 septembre 2006, en DVD, en VO&lt;BR&gt;
Revu le 28 août 2008, en DVD, en VO&lt;BR&gt;</description>
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            <title>Frontière de l'aube (La) par tootpadu</title>
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            <description>2008-08-27 14:20:34&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://mulderville.net/images/films/2073.jpg&quot; alt=&quot;Frontière de l'aube (La)&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Garrel reste avec son nouveau film, présenté en compétition au dernier festival de Cannes, dans la continuité formelle de son précédent, &lt;a href=&quot;http://www.mulderville.net/index.php?p=11&amp;ID=1176&amp;IDfiche=1176&amp;Contenu=1176&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Les Amants réguliers&lt;/a&gt;. Tourné dans un noir et blanc à la beauté stylisée, au point que même l'éclair que François mange au cours d'une soirée paraît artificiel, ce film-ci évolue dans le même cadre parisien intimiste. L'époque est évidemment déterminée avec moins de précision, mais l'histoire comporte tellement d'éléments romantiques universels qu'elle aurait pu se dérouler un peu n'importe quand.&lt;BR&gt;
Car &lt;i&gt;La Frontière de l'aube&lt;/i&gt; conte l'éternelle histoire de l'amour perdu, que l'on croit avoir retrouvé, uniquement pour se rendre compte de sa nature passagère et finalement ratée. Dans son immaturité persistante, François ne réalise pas pleinement l'attachement de Carole. Ce décalage dans l'intensité de l'amour, il cherche à le rattraper avec Eve, pour se retrouver face à des responsabilités encore plus difficiles à assumer. Tiraillé entre la hantise fantastique de l'amour tragiquement perdu et la précarité d'une vie de famille future, il choisit la solution la plus déprimante, entièrement en accord avec le ton triste du film.&lt;BR&gt;
En dehors des belles prises de Laura Smet, qui crève l'écran à travers l'objectif de William Lubtchansky, le film plonge peut-être un peu trop aisément dans les tourments du coeur les plus pénibles. Le ton oppressant fait alors référence aux oeuvres les plus désespérées de la Nouvelle vague, un mouvement dont les films de Philippe Garrel restent toujours aussi tributaires.&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;
Vu le 25 août 2008, au Club Marbeuf&lt;BR&gt;</description>
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            <title>Mange ceci est mon corps par tootpadu</title>
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            <description>2008-08-27 13:21:28&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://mulderville.net/images/films/2072.jpg&quot; alt=&quot;Mange ceci est mon corps&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne soyez pas étonnés si vous ne comprenez rien à ce premier film au bout d'un quart d'heure, lorsque les personnages principaux font leur apparition. Cet état de frustration, induit par l'ignorance et une opacité narrative déconcertante, ne se dissipera nullement jusqu'à la fin de cette parabole prétentieuse sur le colonialisme. A travers une échelle esthétique tout droit sortie d'une pub Benetton, Michelange Quay cherche apparemment à évoquer les rapports coloniaux, avec tout ce qu'ils impliquent de dépendance et de déséquilibre de force. Sauf que son récit est tellement abstrait et inaccessible que les déambulations de la femme blanche restent déroutantes au mieux, et ennuyeuses au pire.&lt;BR&gt;
Les longues prises aériennes du début, l'opposition visuelle saisissante entre la couleur de peau foncée et la blancheur du lait dans tous ses états, ainsi qu'une certaine sensualité dans l'évocation du domestique, ne compensent guère pour la forme narrative délibérément disparate et instinctive, plombée par des symboles trop lourds de sens. Après cette introduction atypique mais pas sans intérêt, faite essentiellement d'une entrée dans les terres du point de vue divin, d'une femme prête à accoucher, et d'une danse tribale, relayée par un monologue prenant de la vieille dame, &lt;i&gt;Mange, ceci est mon corps&lt;/i&gt; se perd dans des séquences de plus en plus aberrantes. Sous prétexte d'une allégorie hallucinatoire, Michelange Quay nous plonge dans un univers, dont lui seul détient les clefs de compréhension. Faute de nous indiquer des pistes d'accès, son film demeure désagréablement hermétique, en dépit de quelques trouvailles plastiques intéressantes.&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;
Vu le 25 août 2008, au Club Marbeuf&lt;BR&gt;</description>
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            <title>Des hommes d'influence par tootpadu</title>
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            <description>2008-08-27 11:11:34&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://mulderville.net/images/films/146.jpg&quot; alt=&quot;Des hommes d'influence&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand la réalité imite la fiction ... La place de ce film dans l'Histoire américaine est à jamais assurée, grâce à l'affaire Lewinsky, survenue juste après sa sortie, qui comporte des similitudes bluffantes avec le scénario. Mais cette satire mordante va bien plus loin qu'un pamphlet opportuniste qui aurait été au bon endroit au bon moment. C'est l'image même de l'Amérique qui est sondée, jusqu'au plus profond de son âme tourmentée. Le rapport aux médias et la capacité inépuisable de créer et de maintenir l'illusion y sont passés au crible, avec une intelligence et une clairvoyance exceptionnelles. Le constat de plus en plus prophétique qui s'en dégage met en garde contre ce monde de l'abstraction, que l'on appelerait de nos jours le virtuel, et de la crédulité envers les médias dont nous sommes prisonniers, que nous le voulons ou pas. Toutefois, l'ironie grinçante du récit garde une petite part d'admiration devant ce don de l'improvisation constante et de l'imagination débordante, qui réussit malgré toutes les embûches à préserver le mensonge du rêve américain.&lt;BR&gt;
Les deux forces principales derrière ce film jubilatoire sont le scénario et l'interprétation. Le style plutôt sec des scénaristes David Mamet et Hilary Henkin garde un rythme élevé, qui emporte avec lui, à la fois, la suite de plus en plus improbable des événements et la conscience de leur nature frauduleuse. Fermement enraciné du côté des marchands de sable, et en ignorant encore que la crédulité des masses apparaîtra au grand jour dans le monde réel peu de temps plus tard, le scénario dévoile les mécanismes de la manipulation avec une satisfaction ironique irrésistible. Et cet état des lieux grinçant sur les médias se laisse facilement extrapoler vers l'univers du cinéma, qui croit, et fait croire, encore plus volontairement aux illusions qu'il produit.&lt;BR&gt;
Du côté de l'interprétation, le rôle le plus juteux revient à Dustin Hoffman, qui accomplit de véritables prousses avec ce personnage d'un producteur hollywoodien entièrement absorbé dans ses chimères. Le spectacle le plus réussi est celui auquel adhère même son créateur, et l'enthousiasme grandissant de Stanley Motss montre à quel point il est tentant de se prendre soi-même au jeu de l'illusion. Le fanatisme et la vanité avec lesquels il approche cette tâche difficile sont les deux piliers qui portent l'interprétation de Dustin Hoffman au sommet. En comparaison, Robert De Niro est la sobriété même. Ce qui ne veut pas dire qu'il se laisse balayer de l'écran, comme c'est hélas trop souvent le cas de Anne Heche, hystérique et fade.&lt;BR&gt;
Enfin, la mise en scène de Barry Levinson ne trouve pas toujours la mesure adéquate entre une photo joliment contrastée et un montage plutôt déconcertant. Pendant que le scénario avance à grands pas, la profusion de plans de remplissage (les voitures et les vues d'extérieur) laisse le film dans son ensemble sensiblement à la traîne.&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;
Revu le 23 mai 2007, en DVD, en VO&lt;BR&gt;
Revu le 26 août 2008, en DVD, en VO&lt;BR&gt;</description>
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            <title>Pour un garçon par tootpadu</title>
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            <description>2008-08-27 11:10:56&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://mulderville.net/images/films/498.jpg&quot; alt=&quot;Pour un garçon&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne s'attendait point à une comédie aussi finement observée et sarcastique à la fois, de la part des deux frères à l'origine de la série des &lt;i&gt;American Pie&lt;/i&gt; ! Aucun humour salace ici, mais au contraire des observations d'un comportement jubilatoire dans son égoïsme et sa naïveté qui nous présentent un personnage hors du commun.&lt;BR&gt;
En fait, Hugh Grant incarne ici son rôle le plus mature alors que celui-ci s'épanouit d'abord dans une série d'enfantillages du plus bel effet. Autant Will est au début un modèle, voire un exemple d'un comportement tourné uniquement vers lui-même, avec tout ce que cela implique de situations incongrues dans ses rapports avec les autres, plus impliqués. Autant sa relation avec le garçon isolé le force à se rendre compte du décalage, à essayer, d'une façon drôlement maladroite, de combler ses lacunes sociales. C'est cette dualité de tons, cette danse continuelle entre la comédie la plus ironique et des moments plus graves qui créent ce cocktail rare et délicieux.&lt;BR&gt;
Outre l'excellence de Grant, ainsi que de Toni Collette dans le rôle de la mère, constamment au bord du suicide et du jeune Nicolas Hoult, signalons une bande originale très mélancolique et british de la part de Badly Drawn Boy. Bien que la réalisation des Weitz soit infiniment plus variée que dans leurs films précédents, c'est avant tout du côté du scénario que réside le point fort du film, d'un don d'observation et d'emploi judicieux de dispositifs précaires (la double voix-off) exemplaire !&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;
Revu le 22 avril 2004, en DVD (vendu chez nos voisins belges sous le titre &lt;i&gt;Comme un garçon&lt;/i&gt;), en VO&lt;BR&gt;
Revu le 15 septembre 2006, en DVD, en VO&lt;BR&gt;
Revu le 26 août 2008, en DVD, en VO&lt;BR&gt;</description>
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            <title>Bangkok dangerous par tootpadu</title>
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            <description>2008-08-27 11:08:43&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://mulderville.net/images/films/2066.jpg&quot; alt=&quot;Bangkok dangerous&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Cage devient de plus en plus un garant de films d'action déplorables. Désormais, la seule présence de l'acteur sur l'affiche d'un film de ce genre devrait nous dissuader instantanément d'aller le voir. Il faut en effet remonter plusieurs années, au mieux jusqu'à &lt;a href=&quot;http://www.mulderville.net/index.php?p=11&amp;ID=1220&amp;IDfiche=1220&amp;Contenu=1220&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Lord of War&lt;/a&gt; de Andrew Niccol, au pire jusqu'à &lt;i&gt;Volte / Face&lt;/i&gt; de John Woo, pour le voir porter un bon film sur ses épaules de benêt. Depuis, les déceptions se suivent et se ressemblent, au point de faire baisser nos attentes envers Cage à un niveau minimal. Ce remake du film thaïlandais des frères Pang, sorti en France il y a cinq ans, ne fait que confirmer notre mauvaise opinion.&lt;BR&gt;
Alors qu'on s'est habitués malgré nous de voir la Thaïlande en particulier, et l'Asie en général, réduite à toujours les mêmes clichés, issus d'un folklore touristique, et relayés dans le cas présent par les éléphants et le temple bouddhiste, cette vision étroite d'une culture, infiniment plus riche que le point de vue nombriliste des Américains nous le veut faire croire, est presque le moindre défaut de fabrication de &lt;i&gt;Bangkok dangerous&lt;/i&gt;. Car l'intrigue atteint des sommets de crétinisme, comme on n'en avait plus vu au cinéma depuis les exploits mineurs de Stallone et Schwarzenegger dans les années 1980 ou la filmographie entière d'un Steven Segal. Les rares scènes d'action, dont seule celle du marché flottant reste passablement appréciable, sont ainsi nullement palpitantes, et les revirements majeurs de l'histoire manquent de la moindre crédibilité. Parfois, le ton est tellement grossier que des rigolades involontaires sont de mise, comme lorsque Joe est obligé de dévoiler sa véritable nature à Fon, alors que celle-ci vient de lui avouer son amour.&lt;BR&gt;
En somme, il n'y a pas grand-chose à sauver dans ce film distant et oppressant en même temps. Il se peut que ce soit dû au montage déconcertant ou aux décors sombres, mais la rue Troyon ne nous a jamais paru aussi spacieuse et aérée qu'après avoir échappé à ce navet sans charme.&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;
Vu le 18 août 2008, au Club de l'Etoile, en VO&lt;BR&gt;</description>
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            <title>Cherry blossoms par tootpadu</title>
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            <description>2008-08-22 00:16:12&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://mulderville.net/images/films/2071.jpg&quot; alt=&quot;Cherry blossoms&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrairement à ce que l'on pourrait croire, c'est la première partie de ce film allemand, présenté en compétition au dernier festival de Berlin, qui nous a le plus touchés. La justesse du ton avec laquelle la réalisatrice Doris Dörrie décrit le délicat équilibre familial, marqué à la fois par le fossé des générations et par la monotonie du quotidien du couple âgé, nous interpelle à un niveau de reconnaissance personnelle et d'investissement émotionnel, que le voyage élégiaque au Japon peine d'atteindre. Les bases pour un récit sur le deuil et la nature éphémère de la vie y sont posées avec une telle solidité et sans la moindre prétention, que l'envol du personnage principal loin de son environnement familier prend des allures de fantaisie un peu poussive.&lt;BR&gt;
Le rituel de la vie conjugale entre Trudi et Rudi, des personnages dissemblables en dépit de leurs noms presque identiques et de la routine affective à laquelle ils se sont résignés, regorge de moments, qui touchent autant par leur banalité que par le calme paisible qu'ils dégagent. La maladie de l'un et le secret de l'autre pèsent comme une épée de Damoclès sur leur bonheur modeste. Mais la mise en scène très fine de Doris Dörrie ne laisse jamais cette menace tragique prendre le dessus sur le portrait attachant d'un couple sobre et fidèle. Déjà à ce stade de l'histoire, des informations et des schémas comportementaux sont véhiculés par des symboles parlants. La mouche, la pomme, la veste en laine bleue ou plus tard le mouchoir noué autour de la barrière, ce sont là autant de motifs, qui représentent des éléments essentiels de la vie familiale.&lt;BR&gt;
En parlant de famille, &lt;i&gt;Cherry blossoms&lt;/i&gt; développe en filigrane une étude sans complaisance sur la décomposition irrémédiable du noyau familial. Encore physiquement intact pendant la première partie du film, l'ordre de la famille ne fonctionne déjà plus du point de vue de l'unité globale. La séparation entre les parents et leurs enfants adultes est irréversible. Alors que tous les membres sont assez lucides pour le ressentir, ils se livrent néanmoins à un faire-semblant forcé pendant le séjour à l'improviste des parents à Berlin. Le bonheur relationnel est encore entier à une échelle plus réduite, comme entre Trudi et Rudi ou leur fille Karolin et sa copine Franzi. Mais globalement, le mouvement de fuite psychologique des enfants, consommé par un éloignement physique du nid bavarois, a depuis longtemps fait voler en éclats le cercle familial. Evidemment, il n'y a rien de mal à cette évolution organique au fil des générations. Mais la douceur insistante que la réalisatrice emploie pour camper cette famille en perdition nous touche forcément d'une manière très personnelle.&lt;BR&gt;
En comparaison, le voyage expiatoire au Japon vise plus les glandes lacrymales que le coeur. L'approche d'une culture profondément différente s'opère certes selon un mode opératoire plus humble et curieux que l'ignorance arrogante d'un &lt;a href=&quot;http://www.mulderville.net/index.php?p=11&amp;ID=371&amp;IDfiche=371&amp;Contenu=371&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Lost in translation&lt;/a&gt;. Mais cette partie du film n'est littéralement plus que l'ombre d'une première quarantaine de minutes profondément bouleversante.&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;
Vu le 21 août 2008, au Club Publicis, en VO&lt;BR&gt;</description>
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            <title>Intrusions par tootpadu</title>
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            <description>2008-08-21 17:08:11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://mulderville.net/images/films/2070.jpg&quot; alt=&quot;Intrusions&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le troisième film d'Emmanuel Bourdieu nous fait presque regretter son deuxième, ces &lt;a href=&quot;http://www.mulderville.net/index.php?p=11&amp;ID=1431&amp;IDfiche=1431&amp;Contenu=1431&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Amitiés maléfiques&lt;/a&gt; qui étaient loin d'être transcendantes, mais qui se plongeaient au moins avec une certaine sincérité dans le monde universitaire. Ici, le cadre de riches oisifs aux affaires sentimentales laborieuses n'éveille jamais en nous la même passion, que celle censé animer les stratagèmes des amoureux éconduits.&lt;BR&gt;
Le scénario d'&lt;i&gt;Intrusions&lt;/i&gt; est si improbable et alambiqué que même une mise en scène plus inspirée que celle de Bourdieu n'aurait pas pu le ranimer. Le montage déconcertant et approximatif ne fait qu'amplifier les lacunes conséquentes d'une intrigue lourde et étouffante. Passant constamment du coq à l'âne, la narration s'éparpille ainsi dans une mollesse ennuyeuse.&lt;BR&gt;
En dépit de cette forme fade, on devine les intentions d'Emmanuel Bourdieu : de faire du Chabrol avec un brin de décadence à la Marco Ferreri pour la finale, où les rôles sont inversés et la situation se prête à un moment de vérité corrosive. Sauf que la mise en scène manque cruellement de mordant et de lucidité pour orchestrer convenablement son histoire farfelue. La preuve la plus pénible de ce gâchis filmique se trouve lors de la réunion finale, a priori riche en possibilités salaces et ironiques, qui tombe misérablement à plat, comme en fin de compte le film dans son ensemble.&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;
Vu le 20 août 2008, au Club de l'Etoile&lt;BR&gt;</description>
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            <title>Frownland par tootpadu</title>
            <link>http://mulderville.net/index.php?p=11&amp;ID=2069&amp;IDfiche=2069&amp;Contenu=2069</link>
            <description>2008-08-20 22:10:34&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://mulderville.net/images/films/2069.jpg&quot; alt=&quot;Frownland&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel coup de fouet salutaire que ce film américain, indépendant de chez indépendant, qui suit le quotidien terrifiant d'un homme enfermé dans les abîmes de sa psychologie ! Tel le digne héritier de Travis Bickle, le personnage mythique du &lt;i&gt;Taxi driver&lt;/i&gt; de Martin Scorsese, Keith arpente les rues d'une ville hostile, sale et bruyante, sans y trouver la moindre attache, capable de canaliser tant soit peu son agitation mentale et physique. Ce personnage est une bombe à retardement, le fruit désolant et inquiétant d'une vie citadine impersonnelle et impitoyable. Alors qu'on fuirait un tel homme à toute vitesse et sans hésitation dans la vie réelle, son portrait filmique est des plus bouleversants.&lt;BR&gt;
Ronald Bronstein sait en effet rendre Keith immédiatement attachant. La première séquence établit la tension de façon exemplaire, même si l'on n'en sait rien de précis encore sur cet anti-héros parfait. Sa façon de chercher des mots pour finalement ne rien dire, sa tentative aussi maladroite que comique de provoquer quelques larmes de sympathie et son incapacité d'être cohérent en dehors de son environnement professionnel, ne serait-il évoqué que par un jeu de chaussettes, tous ces défauts de caractère et de comportement, qui seront exacerbés progressivement par la suite, rendent le personnage faillible et misérable, certes, mais aussi profondément intéressant. Keith est un individu en train de basculer sur la dernière marche de l'échelle sociale. Il se bat pour garder un lien avec les autres, mais face à l'indifférence générale, il ne lui reste plus qu'à sombrer dans une folie, que l'on devine plus ou moins funeste.&lt;BR&gt;
Le tour de force de Dore Mann dans ce rôle délicat est simplement impressionnant. Derrière une façade de tics nerveux et de tournures verbales nébuleuses, il laisse transparaître une humanité torturée des plus éprouvantes. Autant son agressivité névrosée devrait nous repousser, autant le jeu très fin de Mann apporte une complexité réelle à ce personnage tragique. Et puis, Keith peut tout aussi bien être compris comme la victime d'une vie urbaine cruelle et froide, qui ne fait pas de quartier, ni aux plus faibles, comme Keith, ni à ceux qui se croient au-dessus de ces catastrophes humaines ambulantes. Le colocataire de Keith, Charles, appartient visiblement à ce groupe, puisqu'il transmet les humiliations qu'il subit dans sa vie quotidienne, en quête d'un boulot pour pouvoir payer le loyer et l'électricité, à celui qui ne sait pas s'exprimer d'une manière aussi prétentieuse que lui.&lt;BR&gt;
La relève du cinéma new yorkais brut et indépendant, dans la forme et le fond, est indubitablement assurée, avec ce film magistral, dans la plus pure tradition de John Cassavetes ou d'Amos Kollek !&lt;BR&gt;
Quitte à passer pour un puriste, nous trouvons le non-respect des formats de projection (du 1.85 ici au lieu du 1.66 d'origine), autant dans les salles privées que commerciales, toujours aussi honteux !&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;
Vu le 20 août 2008, au Club Marbeuf, en VO&lt;BR&gt;</description>
            <guid>http://mulderville.net/index.php?p=11&amp;ID=2069&amp;IDfiche=2069&amp;Contenu=2069</guid>
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            <title>Autre moitié (L') par tootpadu</title>
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            <description>2008-08-20 22:10:06&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://mulderville.net/images/films/2068.jpg&quot; alt=&quot;Autre moitié (L')&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas le moindre rayon de soleil dans cette co-production suisse-belge, qui plonge avec un désespoir, qui ressemble à du masochisme, dans les retrouvailles sans gloire de deux frères, séparés à l'âge de trois et cinq ans. Le cadre hivernal, les histoires de fric sordides et l'antagonisme dans les rapports fraternels rendent en effet &lt;i&gt;L'Autre moitié&lt;/i&gt; assez déplaisant. Rien ne paraît motiver réellement les deux frères, qui vivent de trafics malhonnêtes, et qui mènent autrement une existence sans joie, ni satisfaction. Que la seule envie de Louis d'en savoir plus sur son père est censé propulser l'intrigue dans son ensemble, en dit long alors sur l'état plutôt anémique du scénario.&lt;BR&gt;
Celui-ci n'atteint jamais une structure suffisamment pertinente pour justifier les revirements un peu forcés. Entre les couples qui se désagrègent et la police qui ne lâche pas l'affaire, Hamid et Louis se retrouvent dans une misère, à laquelle le film ne propose aucune issue satisfaisante. Constamment à cran, mais jamais à fleur de peau, les deux personnages principaux demeurent hermétiques à la moindre tentative d'identification. En dépit de l'interprétation pas sans intérêt de Kader Boukhanef et Abel Jafri, leur sort nous reste complètement indifférent, dans toute sa médiocrité et son aspiration à une existence misérable.&lt;BR&gt;
Enfin, coïncidence de l'agenda des projections oblige, il est étonnant de voir dans deux films de suite, après &lt;a href=&quot;http://www.mulderville.net/index.php?p=11&amp;ID=2067&amp;IDfiche=2067&amp;Contenu=2067&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Parlez-moi de la pluie&lt;/a&gt;, un personnage musulman entrer dans une église catholique, sans revendication islamiste, mais sans perte de l'identité religieuse non plus. Et si un semblant oecuménique passait par là : par la rencontre sans préjugé, ni soumission, entre deux mouvements religieux, qui n'ont finalement pas grand-chose en commun ?&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;
Vu le 19 août 2008, au Club de l'Etoile&lt;BR&gt;</description>
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            <title>Parlez-moi de la pluie par tootpadu</title>
            <link>http://mulderville.net/index.php?p=11&amp;ID=2067&amp;IDfiche=2067&amp;Contenu=2067</link>
            <description>2008-08-20 22:00:26&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://mulderville.net/images/films/2067.jpg&quot; alt=&quot;Parlez-moi de la pluie&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Agnès Jaoui et son compagnon Jean-Pierre Bacri étaient attendus au tournant, après &lt;i&gt;Le Goût des autres&lt;/i&gt; qui n'était pas vraiment le nôtre, et un &lt;a href=&quot;http://www.mulderville.net/index.php?p=11&amp;ID=664&amp;IDfiche=664&amp;Contenu=664&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Comme une image&lt;/a&gt; infiniment plus brillant. Le troisième film de Jaoui se classe en fin de compte au milieu de son oeuvre, du point de vue de notre appréciation personnelle. Il garde le regard attentionné sur les personnages de son prédécesseur, mais en même temps, l'oisiveté estivale le rapproche également de la vanité du premier.&lt;BR&gt;
C'est que tous les personnages sont freinés, à des degrés variables, par une sorte d'auto-suffisance, qui est désignée dans le dossier de presse, pas sans raison, comme une revendication constante de l'état de victime. Toutefois, la complaisance dans ce statu quo est si grande, et les tentatives de s'en libérer sont marquées par un tel amateurisme, qu'il n'est pas toujours facile de s'émouvoir du sort des personnages. Ceux-ci sont bien sûr suffisamment lucides pour se rendre compte de leurs lacunes relationnelles, l'écriture intelligente et plutôt élégante du tandem Jaoui/Bacri oblige. Mais cette conscience d'un besoin d'amélioration ou de clarification de leur situation ne les pousse guère vers l'action. Probablement accablés par la douceur molle d'un sud à la météo capricieuse, ils stagnent dans le carcan épais d'une passivité sans risque.&lt;BR&gt;
La sobriété prévaut ici sur la malice ironique, qui rendait le film précédent d'Agnès Jaoui aussi savoureux. La sobriété du jeux des acteurs tout d'abord, qui rend notamment service à Jamel Debbouze, très honnête grâce à l'absence de ses subterfuges comiques habituels. Et puis, la mise en scène s'identifie peut-être un peu trop à l'état d'esprit flottant de l'intrigue, pour lui conférer un ton réellement pétillant.&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;
Vu le 19 août 2008, à l'Elysées Biarritz&lt;BR&gt;</description>
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            <title>Cendres du temps Redux (Les) par tootpadu</title>
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            <description>2008-08-19 10:50:16&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://mulderville.net/images/films/2065.jpg&quot; alt=&quot;Cendres du temps Redux (Les)&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que ce soit au début de sa carrière ou dans ses oeuvres plus récentes, Wong Kar-Wai a toujours été un adepte, voire un précurseur, de la surcharge esthétique. Son style visuel est aussi reconnaissable que boursouflé et sa narration se base plus sur des liens intuitifs que sur une intrigue linéaire. Son quatrième film, qui ressort dans une version retravaillée, ne déroge point à la règle, puisque l'orgie visuelle à laquelle nous convie le réalisateur a de quoi provoquer des indigestions oculaires.&lt;BR&gt;
Pendant longtemps, l'emphase esthétique dont Wong se sert pour évoquer son conte ancestral nous empêche de pénétrer au sein d'une intrigue de plus en plus complexe. Les couleurs excessivement saturées et dénaturées, les champs bouchés ou artificiellement animés, et les scènes de combat évocatrices et floues sont ainsi les manifestations assez pesantes d'une mise en scène, qui procède subrepticement à l'hypnose du public. Alors que la suspension de la structure temporelle nous subjugue, la composition très particulière des plans déconcerte plutôt par son excès de veuleries plastiques.&lt;BR&gt;
Et puis, soudainement, au cours du dernier des actes saisonniers, l'ensemble du récit rentre en perspective d'une manière magistrale. Le personnage central, jusqu'à présent un observateur passif et calculateur, y révèle en quelque sorte les raisons pour son isolement et l'étendue tragique de son existence. Dès lors, les pièces disparates du puzzle filmique s'agencent parfaitement et confèrent une raison d'être mélancolique et majestueuse au film. Grâce à cette conclusion réussie, aussi étonnante qu'organique, &lt;i&gt;Les Cendres du temps&lt;/i&gt; se grave dans notre mémoire et, ce qui est peut-être plus important, Wong Kar-Wai confirme qu'il est un des rares réalisateurs à savoir se servir d'un vocabulaire esthétique encombrant à bon escient ! Car l'assaut visuel constant et prétendument superficiel était en fin de compte au service d'une histoire riche en valeurs et interrogations universelles.&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;
Vu le 18 août 2008, au Club Marbeuf, en VO&lt;BR&gt;</description>
            <guid>http://mulderville.net/index.php?p=11&amp;ID=2065&amp;IDfiche=2065&amp;Contenu=2065</guid>
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            <title>Darfour Du sable et des larmes par tootpadu</title>
            <link>http://mulderville.net/index.php?p=11&amp;ID=2064&amp;IDfiche=2064&amp;Contenu=2064</link>
            <description>2008-08-14 23:06:36&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://mulderville.net/images/films/2064.jpg&quot; alt=&quot;Darfour Du sable et des larmes&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La situation au Darfour est insoutenable, actuellement et depuis que les premiers reportages sur les atrocités, qui y sont commises jour après jour, nous ont ouvert les yeux sur l'ampleur de la catastrophe humanitaire. Comme ce fut le cas lors du génocide au Rwanda ou de la guerre de Bosnie, nous assistons avec un sentiment d'impuissance paralysant au déroulement d'un spectacle atroce, qui n'a rien de fictif ou de divertissant, mais qui est la manifestation cruelle de la barbarie de l'homme. Que peut-on faire en effet, à des milliers de kilomètres des lieux de la tragédie réelle, sans pouvoir d'intervention et sans moyens financiers, qui maintiendraient au mieux les réfugiés dans un état végétatif de dépendance totale ? Autant la situation sur place est complexe, autant la réaction de nos gouvernements et de nous-mêmes, au niveau personnel, se heurte rapidement à la défense de nos intérêts égoïstes et au maintien de notre petit style de vie préservé et pépère, jusqu'à ce que le prochain génocide montre sa vilaine face plus près de chez nous.&lt;BR&gt;
Après ces bonnes paroles, il faut toujours analyser ce documentaire engagé d'un point de vue filmique. Et là, le constat est tout de suite moins enflammé et gagné par une cause noble, décrite avec une lueur d'espoir qui ne pourrait être finalement qu'une chimère d'optimisme naïf. En dehors de la perspective très centrée sur les Etats-Unis, presque autant que sur le drame africain, et d'une structure laborieuse sans fil rouge, c'est surtout la forme à l'américaine qui nous a déconcertés. Encore passable comme une introduction au conflit, destiné à un public entièrement novice en la matière, &lt;i&gt;Darfour Du sable et des larmes&lt;/i&gt; ne cherche guère à approfondir sa démarche au delà d'un coup de réveil nécessaire, mais passager.&lt;BR&gt;
L'insistance ininterrompue de la musique, qui accompagne chaque image, jusqu'à en évacuer toute sensation brute et immédiate, éloigne le spectateur de la dimension humaine du génocide, et de la simplicité de la perte humaine, qui devrait nous toucher droit au coeur, sans brouhaha tendancieux pour nous faire avaler la pilule. La force des documentaires marquants sur le génocide au Rwanda, comme &lt;a href=&quot;http://www.mulderville.net/index.php?p=11&amp;ID=846&amp;IDfiche=846&amp;Contenu=846&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Après - Un voyage dans le Rwanda&lt;/a&gt; de Denis Gheerbrant et &lt;a href=&quot;http://www.mulderville.net/index.php?p=11&amp;ID=1481&amp;IDfiche=1481&amp;Contenu=1481&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Kigali Des images contre un massacre&lt;/a&gt; de Jean-Christophe Klotz, était justement que leur forme épurée laissait l'occasion à l'émotion de réellement prendre la mesure du désastre. Rien de tel ici, où le malheur des femmes violées et des familles sauvagement décimées est incorporé sans finesse dans le broyeur des bonnes intentions, propres à l'information &quot;light&quot;.&lt;BR&gt;
Alors que la retenue de George Clooney, producteur et narrateur, mais pratiquement absent de l'image et du discours, peut surprendre agréablement, l'apparition à plusieurs reprises de Barack Obama, potentiellement le prochain président des Etats-Unis, relaye un discours interventionniste, que le politicien ne pourra pas forcément maintenir, une fois qu'il devra tenir compte des intérêts conflictuels de son pays.&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;
Vu le 14 août 2008, au Metro, en VO&lt;BR&gt;</description>
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            <title>Appelez-moi Dave par tootpadu</title>
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            <description>2008-08-14 17:09:43&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://mulderville.net/images/films/2063.jpg&quot; alt=&quot;Appelez-moi Dave&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de sa sortie aux Etats-Unis le mois passé, cette comédie raisonnablement plaisante a fait un bide monumental. Cet échec cuisant au box-office, s'il confirme bien la trajectoire en dents de scie de la carrière d'Eddie Murphy, a néanmoins de quoi étonner, tellement &lt;i&gt;Appelez-moi Dave&lt;/i&gt; ne se distingue pas des divertissements familiaux inoffensifs, sur lesquels se base le succès de la vedette depuis un quart de siècle. Peut-être le public américain a-t-il justement fait payer à Eddie Murphy son manque d'innovation et de renouvellement, face à un film qui remonte jusqu'à &lt;i&gt;La Vie est belle&lt;/i&gt; de Frank Capra, pour chercher son message doucement consensuel.&lt;BR&gt;
Car l'idée des petits bonshommes à l'intérieur d'un être humain subit ici un traitement plutôt gentillet, loin des aventures du &lt;a href=&quot;http://www.mulderville.net/index.php?p=11&amp;ID=327&amp;IDfiche=327&amp;Contenu=327&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Voyage fantastique&lt;/a&gt; de Richard Fleischer ou des sous-entendus salaces de &lt;i&gt;Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe ...&lt;/i&gt; de Woody Allen. L'action à l'intérieur de Dave se limite à une prise de conscience basique de la richesse et de la complexité de la nature humaine, ainsi qu'à une tentative de mutinerie aux traits grossiers. Pour le reste, l'empressement maladroit du visiteur extra-terrestre de s'adapter est certes passablement amusant, mais jamais développé suffisamment pour vraiment étonner. Dans toute sa complaisance presque attachante, le film n'évite pas toujours des écarts de niaiserie boursouflée.&lt;BR&gt;
Enfin, Eddie Murphy fait exactement ce que l'on attend de lui : des grimaces et des gestes exagérés, qui raviront surtout les fans inconditionnels de l'acteur. Le ton très mesuré du film lui évite au moins de descendre trop bas dans son répertoire impressionnant de pitreries.&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;
Vu le 14 août 2008, à l'UGC Ciné Cité La Défense, Salle 9, en VO&lt;BR&gt;</description>
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            <title>Dark Knight Le Chevalier noir (The) par Mulder</title>
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            <description>2008-08-14 14:50:31&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://mulderville.net/images/films/2012.jpg&quot; alt=&quot;Dark Knight Le Chevalier noir (The)&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rares sont les films tant attendus, qui dépassent de loin nos plus grandes espérances. Certes, &lt;i&gt;Batman begins&lt;/i&gt; fut également un grand film et permettait de revisiter de façon plus adulte et surtout plus ancrée dans la réalité le personnage créé par Bob Kane en 1939. Pour transcender le mythe d’un des personnages les plus connus de DC Comics, il fallait le talent d’un auteur ayant la double casquette de réalisateur et de scénariste. Christopher Nolan, qui s’était fait connaître par les intéressants &lt;i&gt;Memento&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Insomnia&lt;/i&gt; et surtout l’excellent &lt;i&gt;Le Prestige&lt;/i&gt;, était le réalisateur qu’il fallait pour concrétiser toutes nos attentes.&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;
Dès la fin de &lt;i&gt;Batman begins&lt;/i&gt; (superbe scène se passant sur le haut d’un immeuble de Gotham entre le commissaire Gordon et Batman), nous apprenions que l’adversaire de Batman serait le Joker. Les craintes commencèrent pour certains, car après l’interprétation excellente de Jack Nicholson dans &lt;i&gt;Batman&lt;/i&gt; de Tim Burton (1989), il fallait un acteur pouvant nous faire oublier cette vision. Pour rendre le Joker encore plus proche de la vision du comics, il fallait en faire un tueur psychopathe, qui n’a aucun sens moral, qui est dénué de tout penchant pour l’argent et dont la seule vocation était la destruction massive et surtout rendre ce monde à son image : fou et apocalyptique. La barre était donc très haute pour Christopher Nolan pour sélectionner un acteur qui aurait ce coté obscur en lui et qui pourrait transcender ce personnage. La magie opère devant nous, devant l’inoubliable prestation de Heath Ledger, qui arrive à nous faire oublier qui il est, en devenant totalement le Joker ! Les applaudissements à l’apparition de son nom (le film lui est dédié) montrent bien que son rôle est digne d’un Oscar et qu’il fut un des meilleurs acteurs de sa génération !&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;
&lt;i&gt;The Dark knight&lt;/i&gt; (titre du comics culte de Frank Miller) est un film très noir et gothique, montrant un Gotham ravagé par la violence urbaine et sous la joute d’une mafia tentaculaire ayant même des infiltrations dans la police. Pour rendre ce monde plus calme, il y a l’approche de Harvey Dent (procureur incorruptible), celle du commissaire Gordon et enfin celle de Batman. Tout le film repose sur la lutte de ces trois personnages contre la mafia et le Joker. Pourtant, un drame va bouleverser la donne et faire de Harvey Dent, l’horrible Two Face (superbe interprétation de Aaron Eckhart). Il faut aussi une nouvelle fois rendre hommage à l’excellent casting que ce film regroupe : Morgan Freeman et Michael Caine sont d’excellents seconds rôles. Quant à Christian Bale, il est actuellement l’un des meilleurs acteurs et surtout l’un qui se donne intégralement dans ses films. Leur plaisir de jouer est parfaitement visible et nous plonge dans les rouages les plus profonds de ce film.&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;
Ce film pourrait être comparé à une montagne russe pour adultes. Il n’y a aucun relâchement dans son rythme. Les rebondissements sont multiples, et les scènes d’action et de courses poursuites tout simplement révolutionnaires. A ce titre, le braquage d’une des banques de Gotham est un clin d’œil appuyé au &lt;i&gt;Heat&lt;/i&gt; de Michael Mann. Mais cette scène dépasse de loin les meilleurs scènes de Michael Mann. De plus, les courses poursuites de ce film montrent que les effets spéciaux n’ont pas pour vocation de faire oublier certaines lacunes du scénario (il n’y en a ici aucune), mais de bien renforcer l’ampleur de certaines scènes. Rares sont les projections de presse où pratiquement toute la salle applaudit, suite à une course poursuite inoubliable et s’imposant comme une référence du genre !&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;
En 1933, les spectateurs ont pu voir un film, qui allait révolutionner le monde cinématographique : &lt;i&gt;King Kong&lt;/i&gt;. Dans les années 1970, Steven Spielberg changeait la donne en imposant un nouveau tempo dans les films avec &lt;i&gt;Duel&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Les Dents de la mer&lt;/i&gt;. Cette année, Christopher Nolan révolutionna le monde du cinéma, en filmant directement et pour la première fois des scènes en IMAX. (La version vue en version originale en projection de presse est impressionnante mais pas en IMAX). Ce film s’impose à mes yeux comme le film le plus abouti, la perfection absolue en termes d’adaptation de comics sur grand écran (il dépasse de loin &lt;i&gt;Spiderman 3&lt;/i&gt;) et surtout en classique ! Il est le film qu’il faut absolument voir en salle, le film qui vous donnera envie de vous replonger dans les comics de DC. Le film qui vous fera passer du rire aux larmes (la fin est tragique et m’a réellement secoué et il me fut impossible de dire quoique ce soit après le générique de fin). Ce film nous donne envie de le revoir aussitôt !&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;
La note que je mets à ce film est celle que j’aurais donnée à des classiques comme &lt;i&gt;King Kong&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Psychose&lt;/i&gt;. Tous les geeks mordus de cinéma et de comics sont à jamais reconnaissants envers Christopher Nolan, qui leur a offert avec ce film la plus grande retranscription d’un personnage de comics sur grand ecran !&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;
Vu le 10 juillet 2008, à l’UGC Normandie, Salle 1, en VO&lt;BR&gt;
Revu le 13 août 2008, au Gaumont Disney Village, Salle 11, en VF et IMAX&lt;BR&gt;</description>
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